NBA [J-5] Les Pacers ont accéléré le rythme !

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Car c’est un Indiana new-look

Indiana a complètement changé de visage cet été. Rendez-vous compte : sur le cinq de départ de l’an passé, seuls deux joueurs ont « survécu » et le 6ème homme n’est plus le même ! Alors que Darren Collison a décidé à seulement 31 ans de prendre sa retraite pour des raisons religieuses notamment (il est témoin de Jéhovah), Bojan Bogdanovic a filé au Jazz et Thaddeus Young aux Bulls. T.J. Warren et Malcolm Brogdon les remplaceront numériquement dans le cinq tandis que Domantas Sabonis sort de la second unit et formera la paire d’intérieurs titulaires avec Myles Turner. De son côté, Tyreke Evans ne sera plus le 6ème homme puisqu’il a été exclu deux ans de la NBA pour un contrôle antidopage positif (drogue). C’est Jeremy Lamb, après une très saison chez les Hornets (15,3 points), qui va prendre le relais en sortie de banc, même s’il sera titulaire jusqu’à ce que Victor Oladipo revienne aux affaires. 

Les Pacers et les Kings font le show en Inde : 


Car Malcolm Brogdon prend du galon
 

Les Pacers ont fait un petit pari en confiant les clés du jeu à Malcolm Brogdon ! Connu auparavant aux Bucks pour ses qualités de défenseur et de shooteur en sortie de banc au poste d’arrière, le rookie de l’année 2017 s’est engagé pour quatre saisons et 86 M$. Pour la petite histoire, l’ancien lieutenant de Giannis Antetokounmpo avait confié aux dirigeants des Pacers lors de son interview précédant la Draft qu’il voulait évoluer à Indianapolis. Après une saison de haute volée (15,6 points à 50,5% au tir, 42,6% à 3-points et 92,8% aux lancers), Brogdon n’aura pas le temps de s’acclimater en l’absence d’Oladipo et devra être présent à la création du jeu et au scoring. Un test grandeur nature !

Car Victor Oladipo va bientôt revenir  
 

Evidemment, Indiana n’est pas la même équipe sans son franchise player. Malgré une belle 5ème place en saison régulière, les Pacers ont été balayés dès le premier tour par les Celtics. Victor Oladipo avait déjà manqué plusieurs mois de compétition après une rupture du tendon quadricipital du genou droit survenue le 23 janvier. « Dipo », qui compilait 18,8 points et 5,2 passes avant sa blessure, commence à voir le bout de sa rééducation mais aucune date de retour n’est encore connue ! La fin de l’année 2019 est visée par le staff médical qui sera bien sûr extrêmement prudent lors de ses premières semaines sur le parquet. Il faudra peut-être attendre mars prochain pour revoir l’ancien Magic être au maximum de son potentiel. En espérant pour Nate McMillan que son équipe n’ait pas pris de retard dans la course au Top 5… 

Thaddeus Young n’a pas de remplaçant
 

En laissant Thaddeus Young devenir le joker de luxe en sortie de banc derrière Lauri Markkanen, les Pacers ont perdu plus qu’un ailier fort ! Respecté par le vestiaire et très professionnel, Young va laisser un vide au sein du roster de Nate McMillan. D’autant plus que sa direction a décidé de ne pas le remplacer numériquement. C’est donc Domantas Sabonis qui prendra sa place dans le cinq de départ pour accompagner Myles Turner. Une autre zone d’ombre puisque Sabonis est (très) loin d’avoir le même niveau défensif que Thaddeus Young. 

Le problème est que le fils de la légende Arvydas n’a pas vraiment de « back-up », si ce n’est T.J. Leaf qui n’est pas encore au niveau attendu (3,9pts et 2,2rbds en 9min). Annoncé en ailier dans le cinq de départ, T.J. Warren devrait donc avoir des minutes au poste 4, ce qui n’est pas une mauvaise idée en termes de spacing mais pas l’idéal sur le plan défensif. Le gros chantier de McMillan cette saison sera donc d’articuler au mieux tous ces changements avec un effectif limité. La mission est de taille !

 

Pour la première fois de sa carrière, Domantas Sabonis devrait dépasser les 30 minutes de jeu en moyenne. Le départ de Thaddeus Young lui laisse donc la possibilité de montrer sa valeur en tant que « starter », même s’il ne serait pas étonnant de le voir régulièrement enchaîner les paniers avec la second unit selon les oppositions. En constante progression depuis trois ans (de 11,6 à 14,1 points, de 7,7 à 9,3 rebonds entre 2017-18 et 2018-19 avec le même temps de jeu), Sabonis n’est pas le meilleur complément possible à Myles Turner.

McMillan n’a d’ailleurs pas vraiment l’habitude d’aligner ses deux intérieurs de plus de 2m10 en même temps (7 minutes en moyenne l’an passé). L’un des problèmes de cette association est que le Lituanien ne prend pas des tirs de loin et n’écarte pas assez le jeu, comme c’est le cas actuellement en NBA. L’autre souci concerne les trous d’air défensifs laissés par le numéro 11 des Pacers. Deux pistes de travail indispensables s’il souhaite conserver sa place de titulaire sur le long terme… 



Meneurs : Malcolm Brogdon, Aaron Holiday, T.J. McConnell
Arrières : Victor Oladipo, Jeremy Lamb, Edmond Sumner
Ailiers : T.J. Warren, Doug McDermott, Justin Holiday
Ailiers forts : Domantas Sabonis, T.J. Leaf, Alize Johnson
Pivots : Myles Turner, Goga Bitadze

6ème de la conférence Est 

Un cinq de départ complètement bouleversé, un Victor Oladipo dont le retour n’est pas connu, un deuxième cinq loin d’être flamboyant : Nate McMillan va avoir du pain sur la planche pour réussir un 3ème Top 5 de suite. Mais ces Pacers ont tout pour devenir des sacrés outsiders à l'Est.