NBA [J-4] Les Nets, une transition dorée

beIN SPORTS

Car la hype autour des Nets n’a jamais été aussi forte
 

Du Jay-Z à fond dans les enceintes, un Barclays Center en fusion à chaque shoot clutch de Kyrie Irving, une ovation à chaque fois que Kevin Durant en costume apparaîtra sur l’écran géant et surtout une équipe qui va être compétitive comme rarement dans son histoire : les supporters des Nets peuvent frissonner de joie. Le tout en devenant plus attractifs que le voisin et meilleur ennemi, les Knicks, en recrutant Kyrie Irving et Kevin Durant, tous deux agents libres. Seul bémol évidemment : KD, victime d’une rupture du tendon d’Achille en Finale NBA avec les Warriors, ne devrait pas jouer de la saison. Mais l’excellent travail du General Manager Sean Marks en coulisses et de Kenny Atkinson au coaching depuis quelques années a été récompensé, d’autant plus que le reste de l’effectif est de qualité et dispose d’une belle marge de progression. 

Car Caris LeVert a un grand rôle à jouer
 

Caris LeVert fait partie de ces joueurs dans l’effectif des Nets dont le plafond n’est pas encore connu. Personne à Brooklyn n’a oublié sa terrible blessure au pied droit du 12 novembre dernier. Son retour 42 matchs plus tard en février avait été considéré comme un petit miracle ! Kenny Atkinson a même estimé qu’il était le meilleur Net des Playoffs lors du 1er tour perdu face à Philly (1-4). Il faut dire qu’il avait été en phase avec son shoot (21 points à 48,1% au tir et un improbable 51,7% à 3-points). LeVert offre en plus la possibilité à son coach d’évoluer arrière ou ailier et le temps de jeu sera forcément au rendez-vous en l’absence de Durant. « Je suis arrivé à un point où je sens que je peux contrôler dans quelle mesure je peux être bon, a-t-il lancé à The Athletic. Je vais tout donner tous les jours et voir où est mon plafond. Je ne sais pas où il est. Je n’aime pas me mettre de limites. » 

Car Jarrett Allen a un nouveau mentor/concurrent
 

Jarrett Allen a dû certainement être partagé lorsqu’il a appris que DeAndre Jordan s’était engagé en même temps que ses amis Durant et Irving. L’expérience de l’ancien pivot des Clippers sera forcément un atout pour son développement mais sa présence va aussi réduire son temps de jeu. L’intérieur de 21 ans ne débutera pas 80 matchs de saison régulière comme l’an passé (pour 10,9 points, 8,4 rebonds et 1,5 contre en 26,2 minutes). Peu habitué à ce genre de turnovers, Atkinson a pourtant annoncé qu’il alternerait entre lui et Jordan selon l’opposition tout au long de l’exercice. Evidemment, compte-tenu de leur profil, impossible de les voir tous les deux sur le parquet, surtout face à des intérieurs de plus en plus portés vers le tir extérieur. Même si Jarrett Allen a annoncé avoir travaillé son tir à 3-pts cet été après un 6/45 (13,3%) à longue distance l’an passé qui pique les yeux.

Le poste d’ailier fort, la lacune ?


Alors que le secteur intérieur et la traction arrière sont très bien fournis cette saison, l’aile (et plus précisément le poste 4) l’est un peu moins. Il faudra pourtant faire sans Kevin Durant cette saison. DeMarre Carroll et Jared Dudley, précieux en Playoffs, sont partis et ont notamment été remplacés par Taurean Prince, un poste 3/4, et Wilson Chandler. Comment le technicien de Brooklyn va-t-il articuler ses différents cinq ? Cela sera l’une des interrogations de ces premiers mois de compétition marqués par l’absence déjà actée de Chandler, suspendu 25 matchs en raison d’un contrôle antidopage positif à l’Ipamorelin. 


Attendu pour le 15 décembre prochain, ce bon défenseur va donc laisser à Prince l’opportunité de prouver qu’il peut être efficace des deux côtés du terrain. Mais Atkinson pourrait aussi continuer à accorder sa confiance à Rodions Kurucs, auteur d’une saison rookie intéressante avec 8,5 points en moyenne. Si toutefois ses problèmes judiciaires actuelle ne viennent pas perturber sa 2ème année… En attendant d’en savoir plus à ce sujet, le Letton devra améliorer ses pourcentages, notamment à 3-points (0,9 tir primé réussi en 2,9 tentatives par match, soit 31,5%) alors que Prince tournait, par exemple, à 39% de loin avec 2,2 tirs primés réussis par soir avec les Hawks. 
 

 

Rarement un joueur a eu autant à prouver que Kyrie Irving cette saison. Car son passage à Boston s'est révélé être un véritable fiasco. Sur courant-alternatif lors de la saison régulière, à l’image des Celtics, malgré toujours des stats au rendez-vous (23,8 points et son record en carrière au niveau des passes : 6,9), le meneur de 27 ans n’a pas assuré au niveau du leadership. La triste élimination en demi-finales à l’Est face aux Bucks (2-4) a sonné le glas de son passage dans le Massachussetts. 

« C’est encore irréel pour moi, mais je le prends comme une étape pour m’épanouir. Etre de retour à la maison, c’est vraiment incroyable, de rejoindre ma famille dans le New Jersey. Je suis ému rien que d’en parler, s’est enthousiasmé Irving après avoir paraphé un contrat de 142 M$ sur 4 ans. J’ai une vraie connexion avec cet endroit, avec tous ces quartiers. Rejoindre les Nets, c’est ce que je voulais depuis tout petit, c’est un rêve devenu réalité ».

Va-t-il enfin montrer qu’il peut diriger les rênes d’une franchise ? C’est en tout cas sa dernière chance de prouver qu’il n’est pas qu’un simple lieutenant de luxe, comme il l’était avec LeBron James à Cleveland. « En tant que leader, j’ai échoué », a-t-il reconnu lors du Media Day. C’est donc avant tout dans sa capacité à faire progresser le collectif que par des performances XXL qu’il sera attendu cette saison. Sean Marks, son nouveau GM, a pris un risque en laissant filer D’Angelo Russell, pourtant auteur de la saison de sa vie, pour l’attirer. Mais sans l’arrivée d’Uncle Drew, pas de Kevin Durant... 

Meneurs : Kyrie Irving, Spencer Dinwiddie, Jaylen Hands
Arrières : Joe Harris, Garrett Temple, Theo Pinson
Ailiers : Caris LeVert, Wilson Chandler, Dzanan Musa, Kevin Durant
Ailiers forts : Taurean Prince, Rodions Kurucs, Henry Ellenson
Pivots : Jarrett Allen, DeAndre Jordan, Nicolas Claxton

5ème de la conférence Est 

Même si Kyrie Irving peut apporter un plus dans les moments chauds, les Nets n’ont finalement pas énormément renforcé leur roster après le départ de D’Angelo Russell et l’absence de Kevin Durant. Une montée en puissance est néanmoins attendue pour la franchise new-yorkaise qui est un modèle pour bon nombre de dirigeants depuis quelques années.