NBA : Devin Booker, le soleil pour limite

Reuters

Joel Embiid, Karl-Anthony Towns, Giannis Antetokounmpo, Kristaps Porzingis… et Devin Booker ? L’arrière des Suns est à 21 ans le plus jeune de cette liste de cinq noms, mais certainement pas le moins talentueux. Propulsé sur le devant de la scène l’an dernier pour sa performance surréaliste au TD Garden de Boston (70 pts), la pépite de l’Arizona connaît des coups de chaud réguliers depuis sa draft. Mais pour sa troisième saison chez les pros, le numéro 1 de Phoenix accélère le rythme. En témoigne sa meilleure performance de l’année, accomplie la nuit dernière chez les 76ers (46 pts, seconde plus haute marque en carrière), deux jours après déjà son record de saison sur le parquet des Celtics (38 unités). Le début d’une belle série ?

 

Sélectionné en 13ème position par Phoenix en 2015 (à la même place que son idole Kobe Bryant), le natif de Grand Rapids (Michigan) vient donc de signer la sixième marque de cet exercice 17-18 avec ses 46 points, et ce matin, il est le 10ème meilleur marqueur de la Ligue, devant plusieurs arrières considérés comme les plus forts du championnat : DeMar DeRozan, Bradley Beal, C.J. McCollum et Klay Thompson.

Bien sûr, les quatre hommes n’évoluent pas dans le même système que Booker. Là où le joueur des Suns a les mains libres pour enfiler les paniers dans son équipe, ces compères ont tous à leurs côtés des partenaires de niveau All-Star voire de MVP (Kyle Lowry, John Wall, Damian Lillard, Kevin Durant, Stephen Curry). Mais à un âge où il peut tout juste entrer dans un casino de Las Vegas, la performance détonne et force le respect.

Secondé par le talentueux T.J. Warren (18.7 pts/m), Booker a atteint à dix reprises la barre des 30 unités sur ce début de saison régulière. Soit plus que DeMarcus Cousins (7), Stephen Curry (8), James Harden (9) et autant que LeBron James ! Le tout avec sa plus grande efficacité en carrière au tir, ainsi que ses meilleures moyennes de passes et de rebonds. Preuve que le sniper de l’Arizona peaufine et améliore avec le temps chaque aspect de son basket.

Trop peu entouré pour l’instant pour hisser sa franchise dans le haut de tableau de la Conférence Ouest (11ème/ 9v - 16d), Booker prend son mal en patience mais rêve forcément d’un peu plus. « Je sais qu’un jour, je mènerai mon équipe en Playoffs. Je travaille pour. » Et prend pour modèle un certain Kyrie Irving, lui aussi isolé en début de carrière chez les Cavaliers avant le retour de LeBron James dans l’Ohio.

« Il a déjà cette mentalité de tueur. Il est déjà l’un des meilleurs joueurs de cette Ligue […] Quand il joue contre de grosses équipes, on voit qu’il élève son niveau de jeu. C’est l’apanage des grands joueurs » complimentait le meneur de Boston pour MassLive.com après le nouveau numéro ensoleillé de Booker dans le Massachusetts samedi. Ce soir, c’est un back-to-back périlleux qui attend DB et sa bande sur le terrain de Toronto (01h40 - beIN SPORTS 1). Avec un Booker encore tout feu tout flamme ?


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