NBA : DeMar DeRozan, graine de MVP ?

Reuters

L’impression visuelle, frappante, rappelle évidemment Kobe Bryant. Comme l’ancienne gloire des Lakers, DeRozan est un amoureux de Los Angeles. Sauf que lui n’a jamais eu la chance de jouer sous le maillot des Californiens. Drafté par les Raptors, échangé par la suite aux Spurs contre Kawhi Leonard, l’arrière vit à 32 ans une seconde jeunesse dans l’Illinois. 3ème meilleur marqueur de la Ligue avec 26.9 pts, sa deuxième meilleure moyenne en carrière (27.3 pts/m en 2017 avec Toronto), le natif de Compton n’est devancé dans ce classement que par Kevin Durant (29.6) et Stephen Curry (28.1), deux extraterrestres de la planète basketball. Le nouveau joueur des Bulls n’a pourtant pas à rougir de la comparaison sur ce début de campagne.

 

Le roi du money time

Maître du money time, DeMar DeRozan est par exemple le joueur le plus décisif dans le quatrième quart-temps cette saison (7.5 pts), devant Paul George (7.2) et Giannis Antetokounmpo (6.4), le tout en tirant à quasiment 60% d’adresse dans l’ultime période. Un tour de force admirable pour un joueur un temps raillé dans sa carrière pour craquer dans les moments importants. Ce n’est qu’un échantillon de 14 matchs, en saison régulière qui plus est, mais quand même ! A l’Est, les Bulls sont actuellement à la deuxième place de la Conférence (10v – 4d), à égalité avec les Nets et seulement devancés par les Wizards, la formation surprise de ce début d’exercice (10v – 3d). Un pied de nez à ceux qui prédisaient un retard à l’allumage pour la franchise de Windy City après son été mouvementé sur le front de la free agency et les recrutements de Lonzo Ball, Alex Caruso, Derrick Jones Jr et donc DeMar DeRozan.

DeRozan : "Personne n'a d'ego"

Le numéro 11 est au final la cerise sur le gâteau de Chicago. Attendu comme un lieutenant de luxe pour Zach LaVine, l’ancien Raptor a pris au contraire les commandes de sa nouvelle équipe, de manière très naturelle. Son contrat, signé à son arrivée au United Center (81 M$/3 ans), a tout d’une très bonne affaire et Chicago avance désormais avec une pancarte dans le dos, celle d’un candidat déclaré au Top 3 à l’Est. Une étiquette logique pour un groupe qui ne cesse d’impressionner, en témoigne sa dernière démonstration en date, sur le parquet des Lakers la nuit dernière. DeMar DeRozan, 38 points au compteur (son meilleur total de la saison), a encore été brillant. Une bonne habitude qui fait de lui le membre d’un club assez restreint : celui des postulants au titre de MVP, au même titre que Nikola Jokic, Stephen Curry, Kevin Durant ou Paul George. La cour des grands.

Chicago et DeRozan éteignent les Lakers :


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