NBA : Avec Beverley, le trash-talking n’arrête jamais

Reuters
Il n’a pas pu s’en empêcher. Patrick Beverley, qui fait partie des 16 joueurs disputant le tournoi sur le jeu vidéo NBA 2K20 durant cette pandémie de coronavirus, a envoyé une nouvelle pique à LeBron James en pleine partie contre Hassan Whiteside. Alors que le pivot des Blazers jouait avec les Lakers et peinait à marquer avec le "King", Beverley a lâché : "Le James des jeux vidéo, il fait son âge. Il peut plus sauter partout maintenant." Car "Pat Bev" n’arrête jamais. Que ce soit sur le parquet ou en dehors, il garde la même intensité. Et ne lâche plus James, sa nouvelle cible depuis que les deux hommes évoluent dans les deux clubs rivaux de Los Angeles.



Alors qu’il mangeait dans le même restaurant que la star des Lakers cet été lorsque la nouvelle de l’arrivée de Kawhi Leonard aux Clippers est tombée, il s’était approché de sa table pour chambrer, comme il sait si bien le faire. Beverley est sans doute le plus grand adepte du trash-talking en NBA. Et Whiteside, largement défait, et moqué, par ce féroce compétiteur, en a de nouveau fait l’expérience virtuellement pendant cette crise sanitaire.

Personnage à part dans la ligue, Beverley n’a pourtant pas toujours été uniquement considéré comme un joueur défensif. Lors de ses débuts professionnels en Europe avec Dnipropetrovsk, il avait d’ailleurs remporté le concours de dunks du All-Star Game ukrainien. Et après avoir été moins utilisé à l’Olympiakos, il s’était montré brillant offensivement avec le Spartak Moscou.



Recruté par les Rockets début 2013, il n’a pas tardé à se forger une réputation de dur à cuire, et de pot de colle. Et Russell Westbrook, qui le déteste cordialement, ne dira pas le contraire. Elu dans le meilleur cinq défensif de la NBA quatre ans plus tard, le meneur originaire de Chicago, qui tourne à 7.9 points, 5.4 rebonds et 3.7 passes de moyenne, a aujourd’hui la reconnaissance qu’il mérite, lui qui est vu comme l’âme de son équipe. Même si tout aurait pu se passer différemment pour Beverley, qui a bien failli suivre une autre voie.

"Sans le basket, je serais probablement devenu le meilleur dealer de drogue du monde, avouait-il le mois dernier à ESPN. J'aurais été riche, je vous le dis. Pendant cette période, je n'avais vraiment peur de rien et ce sont ces gens-là qui sont les plus dangereux. Je connaissais tous les ressorts. Je connais les règles de la rue et j'ai eu droit à des cours approfondis de la part de tous les mecs avec qui ma mère est sortie". Il a donc préféré la balle orange et n’a pas à s’en plaindre financièrement, puisqu’il a signé un nouveau de contrat de 40 millions de dollars sur trois ans cet été.