NBA : A Washington, Jordan marquait 40 points à 40 ans

Non, la folie The Last Dance n'y change rien : Michael Jordan n'a pas terminé sa carrière aux Chicago Bulls. Que retenir de son ultime passage de deux ans à Washington, de 2001 à 2003, lorsqu'il est sorti une deuxième fois de sa retraite pour cumuler les casquettes de joueur et de co-propriétaire ? Pas de playoffs, certes, mais des statistiques individuelles qui sont objectivement loin d'être lamentables. Surtout à 40 ans. « His Airness » reste d'ailleurs le seul quarantenaire de l'histoire à avoir inscrit au moins 40 points dans un match NBA, ce qu'il a même réussi trois fois.





Après une première année arrêtée à 60 matchs à cause d'une blessure au genou - avec un match à 51 points, un contre lunaire face à Ron Artest et 23 points de moyenne -, Michael Jordan a disputé l'intégralité de la saison régulière suivante, où il boucle aussi 42 rencontres à 20 points minimum et neuf à 30 points.
 
L'effet « MJ » fonctionne à plein, les Wizards sont à guichets fermés à chaque match et les hommages se multiplient : trois minutes pour son ultime rencontre chez les 76ers, et surtout quatre minutes quelques semaines plus tôt pour sa sortie au United Center de Chicago. Sélectionné au All-Star Game pour la quatorzième fois, il finit également par accepter la place de titulaire cédée par Vince Carter.

Quant à sa dernière au Madison Square Garden, Michael Jordan claque 39 unités mais les Wizards perdent d'un petit point contre les Knicks. Ce qui amène le patron, ce soir-là, à résumer son histoire dans la capitale, dirigée notamment vers le n°1 de la draft Kwame Brown : « Quand un homme de 40 ans a plus envie qu'un jeune de 24 ans, qu'il plonge sur les ballons, qu'il se casse le menton et fait tout son possible afin que son équipe aille en playoffs, et que les autres ne le font pas, c'est très décevant. Et frustrant, car je sais qu'ils le peuvent, au moins en défense. C'est triste. J'essaie de montrer la voie, mais il y a trop de joueurs qui font les mêmes erreurs en octobre qu'en mai. » Que voulez-vous répondre à ça, à part « oui, maître » ?