Les Français inscrits à la draft NBA

Panoramic

La NBA attend ce moment depuis près d'un an maintenant. Après avoir assuré le coup en 2020, au cours d'une édition en distanciel, la Ligue s'apprête à regoûter à cette soirée d’anthologie qui voit de nombreux jeunes réaliser leur rêve. Revoir en vrai ces jeunes, ces familles autour des tables, l'attente insoutenable du « pick » (choix), la petite musique avant la fameuse phrase du commissioner Adam Silver pour désigner le choix de la franchise et la joie incommensurable de l'heureux élu.

Le 29 juillet prochain (à suivre en direct sur beIN SPORTS dans la nuit de jeudi à vendredi), la Draft NBA reprend ses droits en présentiel, au Barclays Center de Brooklyn pour une édition 2021 qui s'annonce dantesque. Le 30 mai dernier, ils étaient 353 candidats pour soixante places dont onze Français. Depuis cette date, un écrémage important s'est produit et il ne reste plus que quatre Frenchies, déterminés à faire comme Killian Hayes et Théo Maledon, draftés en 2020. Joël Ayayi (Gonzagua), Yves Pons (Tennessee), Olivier Sarr (Kentucky) et Juhann Begarin (Paris Basket) forment la délégation française cette année.

Joueur de Gonzagua avec son ancien compatriote Killian Tillie, Joël Ayayi (notre photo) est un meneur/arrière complet de 21 ans. Il a passé trois ans à l'Université de Gonzagua et sort d'une très belle dernière saison en tant que titulaire indiscutable dans le cinq de départ grâce à sa polyvalence et à son shoot intéressant. Au sortir de son cursus, le Bordelais présente l'avantage d'être prêt à l'emploi pour entrer dès maintenant dans la rotation d'une franchise. Bon au rebond, avec de belles caractéristiques athlétiques, Joël Ayayi peut très bien remplir sa mission mais semble trop juste pour aller au-delà. Il manque encore de physique pour s'imposer contre ses adversaires. Les suiveurs de la NBA le placent en fin de premier tour ou au début du deuxième, pas très loin devant Yves Pons.

Ce dernier (22 ans) est une véritable machine (1m98, 94kg). L'ailier-fort de Tennessee a passé quatre ans au sein de la faculté où il a notamment été désigné meilleur défenseur de la SEC en 2020. Le natif d'Haïti affiche une polyvalence à en faire pâlir plus d'un. Mobile, costaud, explosif, le Français affiche de grandes qualités en défense mais son apport offensif reste très limité en raison d'un shoot relativement moyen.

 

Begarin, le meilleur élément


Olivier Sarr est le troisième Français de cette Draft 2021. Le pivot de 22 ans (2m13, 106 kg) a fait les heures heureuses de Wake Forest avant de changer d'horizon pour l'Université de Kentucky au printemps. Si ses trois premières années ont été triomphantes, il sort d'une période catastrophique au sein d'une équipe décevante. Le tricolore affiche tout de même un potentiel intéressant avec un bon shoot aux lancers-francs et une certaine aisance à mi-distance. Il possède aussi un Q.I basket élevé qui pourrait faire de lui, un leader de cinq mineur. En revanche, malgré son gabarit, Olivier Sarr est friable au combat physique au sein de la raquette, affiche des statistiques faméliques au rebond et perd beaucoup de ballons. Ses chances de rejoindre une franchise NBA sont faibles.

Enfin, Juhann Begarin (Paris Basket) est le dernier larron de ce groupe et peut être le plus prometteur de ce groupe. Titulaire en Pro B, le Parisien est un monstre athlétique doté de qualités physiques assez exceptionnelles (19 ans, 1m96, 84kg). Efficace au shoot à mi-distance, rapide en transition, le Guadeloupéen est aussi bon en attaque vers le cercle, il a tout pour être un gros scoreur extérieur en NBA ! Pour le reste, Juhann Begarin doit améliorer son adresse aux lancers-francs et travailler son intelligence de jeu avec ou sans le ballon. Dans quatre ou cinq ans, il devrait avoir l'occasion de démontrer son potentiel énorme.


>