Ces stars européennes qui ont échoué en NBA

Reuters

Nick Calathes

Loin de la free-agency NBA, le transfert de Nick Calathes pourrait être un des mouvements les plus importants de l'été 2020. La légende du Panathinaïkos pourrait quitter la Grèce et signer à Barcelone. Un changement de club qui pourrait permettre à ce meneur de franchir un cap. Celui qui est né en Floride avait déjà tenté sa chance en NBA, sans réussite. Après deux saisons en NCAA avec Florida, le Grec avait été drafté par Minnesota en 2009. Ce n'est que trois ans plus tard qu'il a goûté à la NBA après un transfert aux Grizzlies. A Memphis, l'expérience a tourné court. S'il a été élu rookie du mois en janvier 2014, trois mois plus tard, il recevait une suspension de 20 matchs après un contrôle positif au Tamoxifen. Une sanction qui a précipité le retour de Nick Calathes au Panathinaïkos, dès 2015. En NBA, il a été titularisé dix fois pour une moyenne de points qui dépasse à peine les 4 unités. En Europe, le joueur de 31 ans a été MVP de l'Eurocup, trois fois MVP du championnat grec et deux fois dans l'équipe type de la saison d'Euroligue. Il a aussi été titré une fois en Euroligue et six fois dans le championnat grec.
 

Milos Teodosic

A 33 ans, Milos Teodosic fait encore les beaux jours du Virtus Bologne. Un bon moyen de rebondir après une saison et demie décevante en NBA. De 2017 à 2019, le Magicien serbe a joué aux Los Angeles Clippers. Une période compliquée pour celui qui avait déjà tout gagné en Europe. Avec la franchise californienne, le meneur a prouvé qu'il était capable de faire la différence avec ses passes incroyables. Mais cela n'a pas été suffisant. Une blessure à la voûte plantaire lui a gâché sa première saison américaine. La seconde s'est terminée dès le mois de février. Son bilan statistiques en NBA est de 8 points, 4 passes décisives et 2,4 rebonds en 21 minutes par match. Un bilan honnête mais loin de ses standards européens. Le vice-champion olympique 2016 a été élu dans le meilleur cinq de la décennie en Euroligue. Une récompense amplement méritée pour un joueur présent à six reprises dans une équipe-type de la saison d'Euroligue. MVP de la plus prestigieuse compétition européenne en 2010, il a soulevé le titre six ans plus tard avec le CSKA Moscou. C'est avec le club russe que celui qui a aussi joué pour l'Olympiacos a le plus marqué l'histoire. Il a été sacré à six reprises en VTB League.


Nando De Colo

Nando De Colo a été un des leaders de l'équipe de France lors de la Coupe du Monde 2019. Un rôle assumé depuis longtemps en Bleu et en club. Celui qui a déjà été élu MVP de la saison régulière et du Final Four d'Euroligue joue à Fenerbahçe depuis l'été dernier. Un nouveau challenge pour le joueur de 32 ans après cinq saisons brillantes au CSKA Moscou. Le Nordiste y a connu le succès à tous les niveaux, aux côtés notamment de Milos Teodosic. Quintuple vainqueur de la VTB League et double vainqueur de l'Euroligue, le joueur formé à Cholet a été élu dans l'équipe-type de la saison d'Euroligue à trois reprises. Une reconnaissance qui ne lui a pas permis de s'imposer en NBA. En 2012, après trois saisons passées à Valence depuis sa draft, il semblait pourtant arriver dans le cadre idéal afin de s'imposer aux Etats-Unis. Il rejoignait Tony Parker et Boris Diaw aux San Antonio Spurs. Avec 12 minutes par match, il n'a pas réussi à gagner la confiance de Gregg Popovich sur le long terme. Le Français a été régulièrement sollicité pour des piges en G-League. En février 2014, il a été envoyé à Toronto pour jouer une vingtaine de matchs sans plus de réussite. Le meilleur scoreur de l'Euroligue 2016 a dû se contenter de 3,8 points par match en NBA.


Vasilis Spanoulis

En début d'année, Vasilis Spanoulis est devenu le meilleur scoreur de l'histoire de l'Euroligue. Il était déjà numéro 1 à l'évaluation et au nombre de passes décisives. Dans le championnat grec, le joueur de 37 ans a eu le droit aux mêmes honneurs. Cela en dit long sur les qualités d'un meneur qui évolue au plus haut-niveau depuis près de 20 ans. Pourtant, celui qui joue à l'Olympiacos depuis maintenant dix saisons garde un souvenir amer de son expérience en NBA. En 2006, après une première saison réussie au Panathinaïkos, le natif de Larissa était acheté par les Houston Rockets. Un challenge qu'il a accepté malgré un petit contrat. Un fardeau qu'il a traîné pendant une saison. En désaccord avec Jeff Van Gundy, il a dû se contenter de 32 apparitions en NBA en jouant moins de neuf minutes par match. Un traitement qu'il a comparé à de l'esclavagisme. Envoyé à San Antonio dans un échange incluant Luis Scola en 2007, il n'y jouera pas le moindre match. Le champion d'Europe 2005 a demandé à rentrer en Grèce pour raisons familiales. Un choix qui lui a sourit. Sur le Vieux Continent, Spanoulis a remporté l'Euroligue trois fois, le championnat grec sept fois et a été MVP du Final Four de la plus prestigieuse compétition européenne à trois reprises. Un record qu'il partage avec Toni Kukoc.


Jan Vesely

Sixième choix de la draft 2011, Jan Vesely n'a jamais convaincu en NBA. En trois saisons outre-Atlantique, le Tchèque a tourné à 3,6 points et 3,5 rebonds en 15 minutes par match. Un bilan qui n'a convaincu ni Washington qui l'a drafté, ni Denver qui l'a recruté pendant la saison 2013-2014. Chez des Wizards en perdition, il n'a jamais su apporter l'espoir qu'il représentait. C'est donc en Europe que le natif d'Ostrava est revenu s'éclater. Depuis sa signature à Fenerbahçe en 2014, l'intérieur confirme le potentiel affiché au Partizan Belgrade avant son escapade américaine. Le triple-champion de Turquie est le MVP en titre de l'Euroligue. Un trophée individuel reçu juste avant son 30eme anniversaire et deux saisons après remporté le titre continental avec le club stambouliote. L'Espoir européen de l'année 2010 a bien grandi au cours de la dernière décennie. Ses trois nominations dans l'équipe-type de la saison d'Euroligue le prouvent.