Bucks : L’engagement de George Hill

Drafté par les Spurs en 2008, George Hill, envoyé trois ans plus tard aux Pacers dans le cadre de l’échange permettant aux Texans de récupérer Kawhi Leonard lors de la draft, réside toujours dans la région de San Antonio. Joueur des Bucks depuis décembre 2018, il est retourné ce week-end à Milwaukee, mais pour une raison qui n’a rien à voir avec le basket. Car si le meneur de 34 ans était présent dans le Wisconsin samedi, c’est pour faire du porte-à-porte afin d’encourager la population à voter lors de l’élection présidentielle américaine, qui va voir Donald Trump affronter le candidat démocrate Joe Biden. Et le vote anticipé a déjà commencé.

"Cet Etat peut faire ou défaire l’élection. Dépenser quelques dollars pour prendre un avion jusqu’ici, pour sortir, parcourir la ville et taper aux portes, pour leur montrer que je me soucie d’eux comme ils se soucient d’eux-mêmes, qu’on a besoin d’eux, de leurs voix, que leurs communautés s’améliorent et d’autres choses comme ça, cela valait vraiment le coup, a-t-il ensuite déclaré. Je ne suis pas ici pour dire qu’il faut voter pour untel ou untel. Mais je suis ici pour dire qu’il faut utiliser sa voix et son vote. Nos ancêtres et nos parents se sont battus pour avoir ce droit. Et il faut que l’on s’en serve et que l’on vote."


Toute une franchise au soutien

Présent aux côtés de l’association non-partisane Common Ground, Hill était accompagné par le vice-président des Bucks Alex Lasry, qui était allé manifester en août à Kenosha pour protester contre les violences policières. Jacob Blake, un homme afro-américain de 29 ans, s’était fait tirer dessus à plusieurs reprises par les forces de l’ordre dans cette ville située à une soixantaine de kilomètres de Milwaukee. Les joueurs des Bucks avaient alors décidé de faire grève et ne pas disputer leur match du premier tour des play-offs face au Magic, et les autres équipes présentes dans la bulle du Disney World d’Orlando avaient fait de même.

"On ne voit pas vraiment ça en NBA, avec toute une franchise qui te soutient totalement, a rappelé Hill ce week-end, rapporte le Milwaukee Journal Sentinel. Je dois donc les remercier d’avoir fait ça. Cela aurait pu être un fardeau financièrement pour eux, mais ils sont venus nous voir et nous ont dit : «Ce n’est pas une question d’argent. On s’en fiche de perdre. Il s’agit de faire changer les choses.»"