Austin Rivers, le "fils à papa" se rebiffe

Une image pour le moins insolite. En novembre dernier, Doc Rivers, pour avoir interpellé un arbitre de manière un peu trop véhémente, avait été exclu lors d’un match entre les Rockets et les Clippers… sous l’insistance de son fils Austin. L’arrière de Houston avait demandé aux officiels d’infliger une faute technique à son entraîneur de père et de l’exclure de ce choc de la Conférence Ouest. "Ça va être bizarre à Thanksgiving…", avait ensuite tweeté le joueur de 27 ans.


Mais il n’a pas toujours bien vécu les différents commentaires sur cette relation filiale. Notamment lorsqu’il a rejoint à Los Angeles en 2015 son paternel, ancien meneur All-Star passé par les Hawks, les Clippers, les Knicks et les Spurs. Un duo qui est alors entré dans l’histoire, puisque jamais un père n’avait coaché son fils en NBA. Sélectionné en dixième position de la draft 2012 par les Hornets, alors à la Nouvelle-Orléans, l’ancien joueur de Duke vivra la meilleure saison de sa carrière aux Clippers (15.1 points, 4 passes et 2.4 rebonds en 2017-2018).


"On ne peut pas te donner un job en NBA"


C’est aussi dans la Cité des Anges qu’il a eu à subir le plus de critiques, alors que certains accusaient son père de le favoriser. "Ça m’a rendu fou. Même les gens qui voulaient être sympas pouvaient me dire quelque chose comme : « C’est comme un père qui embaucherait son fils dans son cabinet d’avocats. » Mais non, ce n’est pas la même chose. On ne peut pas te donner un job en NBA. J’ai été drafté. Le président d’une société peut embaucher son fils et le placer à la position de son choix", a-t-il confié lors d’un podcast d’Uninterrupted avec son père.

Son contrat de 35 millions de dollars sur trois ans, signé en 2016, a aussi fait beaucoup parler. Mais au Texas, celui qui s’est engagé avec les Rockets en décembre 2018, après une escale à Washington, n’a pas hésité à revoir ses prétentions à la baisse. A Houston, il touche ainsi cette saison "seulement", 2,2 millions de dollars, alors qu’il en avait perçu 9 millions la saison dernière. Défenseur tenace, il se satisfait quoi qu’il en soit de son rôle de doublure et confirme, saison après saison, qu’il est tout sauf un usurpateur.

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