Jeux de Paris : La justice autorise la reprise des travaux du bassin d'entraînement

C’est une décision qui doit être un soulagement au sein des membres du COJO. En septembre dernier, la Cour Administraive d’Appel de Paris avait suspendu les travaux de la piscine olympique d’Aubervilliers, qui sera le bassin d’entraînement durant les prochains Jeux Olympiques d’été, prévus à Paris en 2024. Contestés par des défenseurs de l’environnement en raison de la destruction de jardins, ces travaux avaient été mis en suspens face aux incertitudes liées à la légalité du permis de construire délivré concernant cet édifice. Une suspension qui a finalement été levée ce mardi sur décision de cette même juridiction, à même de s’exprimer au sujet des contentieux liés aux Jeux Olympiques de Paris 2024. « Le juge des référés a accédé à la demande de la commune d'Aubervilliers et levé les effets de la suspension qu'il avait ordonnée le 20 septembre, ainsi que l'injonction de mettre fin aux travaux concernés », a confirmé la Cour Administrative d’Appel de Paris dans un communiqué.

La justice devra se prononcer sur le fond


Alors que l’affaire devra être jugée sur le fond dans le courant du mois de décembre, ce qui pourrait une nouvelle fois stopper les travaux, la justice permet leur reprise immédiate. « Les travaux du centre aquatique peuvent donc légalement reprendre, à ce stade de la procédure contentieuse », confirme la cour. Une décision justifiée par la justice par la régularisation des éléments qui avaient conduit à la suspension décidée en septembre dernier. Il est question d’une légalité confirmée du permis de construire mais également l’engagement à compenser les conséquences environnementales du chantier via notamment la plantation d’arbres. Il est également question de l’installation d’un restaurant au sein de l’édifice, considéré comme un « espace forme et bien-être ». Reste maintenant à la justice à se prononcer sur le fond, sachant qu’un trop grand retard pourrait écarter le site du dispositif lié aux Jeux Olympiques et donc annuler les subventions de la Solideo, société en charge de la livraison des infrastructures liées à l’événement.

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