Mercato : Le coup de gueule de Puel

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Depuis son arrivée à l'AS Saint-Etienne à l'automne 2019, Claude Puel s'attèle à reconstruire l'effectif des Verts, non sans se confronter aux difficultés du contexte actuel. J'ai participé à deux mercatos. Nous n'avons pu faire signer que Yvan Neyou ou Yvann Maçon et rien d'autre, a-t-il déploré dans un entretien accordé à l'AFP.

 

Saint-Etienne, le pire élève sur les transferts

 

"Nous sommes le 20e club en terme de possibilités de transferts. Cela montre que le club était grandement endetté. Il a fallu vendre aussi Franck Honorat ou Vagner Dias, des jeunes, simplement pour combler des déficits. C'est une situation très préoccupante économiquement et sportivement car on ne pouvait pas recruter mais aussi parce qu'on n'avait pas développé suffisamment de jeunes. Il y avait beaucoup de choses à régler à court terme et, depuis que je suis arrivé, je me considère en mission, tout simplement, pour sauver le club. Ce n'est pas un mot galvaudé. Et là dessus est venu se greffer cette pandémie du Covid qui amplifie les problèmes de l'ASSE et de tous les clubs français".

 

Sans pointer du doigt ses dirigeants, Claude Puel regrette que le club de Forez n'ait pas des moyens à la hauteur de ses ambitions. "Nous n'avons investi que 800.000 euros sur deux mercatos. Aucun club français n'a fait aussi peu. Je n'ai rien pu faire malgré des profils intéressants et abordables, faute de moyens. Nous avons dû vendre des jeunes pour assurer déjà de pouvoir simplement être présent en Ligue 1 et payer les salaires. Il faut dire aussi que les (indemnités de) transferts que l'on reçoit sont étalées et serviront à combler les déficits".