Mercato - Eyraud encore en échec sur le "grantatakan"

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La scène est rapportée ce mardi matin dans les colonnes de nos confrères de L’Equipe. Elle a pour cadre le stade Loujniki de Moscou, le 15 juillet dernier, jour de la finale de Coupe du monde victorieuse pour les Bleus. Dans l’enceinte moscovite, le sacre tricolore est aussi le prétexte à un nouvel épisode du feuilleton de l’été : le transfert de Mario Balotelli à l’OM.

Ce jour-là, déjà le vent tourne pour Marseille et ses dirigeants qui, avec « Supermario », pensaient pourtant enfin tenir la perle rare. Cet attaquant de standing qui continue de faire défaut au fameux « OM Champions Project » bientôt deux ans après l’arrivée de Frank McCourt à la tête du club phocéen. Balotelli, c’était la promesse d’un « grand nom » sur la Canebière, une star à un prix imbattable a priori : la fameuse indemnité de 5 M€ réclamée par l’OGC Nice, sur la base d’un accord passé avec le joueur et son agent Mino Raiola. Que l’OM va pourtant renâcler à verser…

"Si c'est ça, on ne le fait pas"

On arrive dès lors à cette journée moscovite et à une entrevue entre dirigeants marseillais et niçois, qui tourne au vinaigre. Où Julien Fournier, Directeur général du club azuréen, se fait la voix de son président Jean-Pierre Rivère, présent lui aussi, pour traduire auprès de Jacques-Henri Eyraud l’exaspération niçoise en ces termes : "Vous rendez compliqué un dossier très simple." La réponse du président de l’OM est lapidaire : "Si c'est ça, on ne le fait pas, on ne le fait pas." Fin de l’histoire ? Pas tout à fait, puisque les supporters olympiens auront cru jusqu’à ce lundi, soit après plus d’un mois de nouvelles tergiversations, et l’officialisation de la prolongation de Balotelli à Nice, que cette acquisition était toujours de l’ordre du possible.

Pour Jacques-Henri Eyraud, dont le passif s’alourdit un peu plus, c’est une nouvelle gifle après l’échec des pistes Olivier Giroud (Arsenal, à l’époque), Vincent Aboubakar (Porto) ou encore Stevan Jovetic (Séville, à l’époque). Et on finit par se demander si son souci de rompre avec certaines pratiques pour voir évoluer l’OM de la manière la plus intègre possible, sans céder aux us et coutumes d’un marché qui nécessite aussi parfois de se boucher le nez, quitte à « régaler » un intermédiaire aussi vorace que Mino Raiola, n’empêche pas l’OM d’arriver à ses fins. Entre l’ère anarchique d’une époque pas si lointaine où les commissions en tout genre pleuvaient sur Marseille, et l’approche actuelle si radicale, il y a sans doute un juste milieu à trouver…         


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