FC Barcelone : Le club a recruté Griezmann sans avoir l'argent pour le faire

Reuters
La situation comptable du FC Barcelone a été dévoilée, ce mercredi, à l'occasion des conclusions de l'audit financier réalisé par la nouvelle direction du club catalan. Sans surprise, le directeur général du club, Ferran Reverter, a pris la parole en conférence de presse afin de mettre en avant l'ampleur du problème, n'hésitant pas à pointer l'ancienne direction de Josep Maria Bartomeu. Dans des propos relayés par Mundo Deportivo, Reverter s'est montré très franc : "Ce que je peux confirmer pour le moment, c'est que la gestion a été désastreuse. Il n'y avait aucune planification, c'était de l'improvisation totale. En mars 2021, nous étions dans une situation de faillite comptable, mais en tant qu'association sportive, on a pu refinancer la dette", a-t-il indiqué.

Deux emprunts pour financer l'arrivée de Griezmann en 2019


Le cas du transfert d'Antoine Griezmann, recruté en provenance de l'Atlético de Madrid en 2019, a été évoqué, alors que désormais, l'attaquant est un nouvel élément des Colchoneros. À l'époque, le FC Barcelone n'avait en effet pas la trésorerie afin de payer la clause libératoire du joueur, à hauteur de 120 millions d'euros. "Le conseil (d’administration) précédent a acheté des joueurs sans même savoir s’il pourrait les payer. La veille de la signature de Griezmann, ils se sont rendus compte qu’ils ne pouvaient pas payer et ont dû contracter un prêt de 85 millions d’euros, avec forcément des intérêts à rembourser", a annoncé Reverter. En conséquence, Bartomeu, le président de l'époque, ainsi que son équipe, ont finalement dû contracter un second prêt, auprès d'une banque (35 millions), faisant grimper, encore un peu plus, la dette du Barça.

 

Un passif de 1,3 milliard d'euros


Dans la même veine, le transfert de Philippe Coutinho, arrivé en provenance de Liverpool, avait coûté 16,6 millions d'euros de frais au FC Barcelone, en plus des 120 millions versés au club anglais en janvier 2018. "Avec l'augmentation de la dette, nous devons ajouter d'autres engagements et divers passifs assumés par le club, qui augmentent de 1,3 milliard d'euros le passif au 31 mars 2021", a commenté Reverter.

Il s'est toutefois montré optimiste concernant de nouveaux bénéfices possibles en 2022. "Les prolongations de Pedri et Ansu Fati sont en bonne voie. Avec les derniers départs, nous avons une marge de plus de 20 millions d'euros par rapport au fair-play financier, donc le club pourra recruter s'il le souhaite. Mais le travail n'est pas terminé, et il faut continuer à baisser la masse salariale", a-t-il expliqué. Un beau programme à venir pour Joan Laporta et ses équipes...


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