Ligue Europa Conférence : contre Tottenham, Rennes espère retrouver du mordant avec Laborde

Reuters

Si l'on excepte les matches de barrage contre les modestes Norvégiens de Rosenborg, le bilan de l'été n'est pas fameux : deux matches nuls, une courte victoire, puis deux défaites 2-0 de rang. Voilà donc Rennes 11e de Ligue 1, à 10 points des leaders parisiens et 4 des places européennes. Et avec le titre peu glorieux de pire attaque du championnat, partagé avec Nantes et Monaco, avec seulement trois buts inscrits en cinq matches.

Dimanche contre Reims, cette petite bête noire qu'ils n'ont plus battue depuis 2016, les Rennais sont retombés dans leurs vieux travers : un jeu de possession stérile, une attaque sans inspiration, une défense trop tendre et une absence totale de révolte. Même en prenant en compte les absences de plusieurs cadres -qui devraient pour la plupart être disponibles jeudi-, l'entraîneur Bruno Genesio a avoué avoir "limite honte" après ce match où les joueurs sont sortis sous les huées de leurs supporters.

3 buts... avec Montpellier

Depuis plusieurs semaines l'entraîneur rennais s'est régulièrement inquiété de l'attitude de son groupe: "On doit avoir du caractère, avoir envie de gagner tous les matches. On doit refuser la défaite. C'est un climat général qui doit évoluer", avait-il prévenu. Pour cela, il compte beaucoup sur Gaëtan Laborde, répétant à l'envi que l'ancien attaquant montpelliérain "a ça en lui". Touche finale d'un mercato à près de 80 millions d'euros, Laborde arrive auréolé de ses 18 buts et 9 passes décisives la saison dernière. Il a même réussi à marquer trois fois cet été avant de quitter Montpellier. Autant que l'ensemble des Rennais en L1...

A 27 ans, Laborde a choisi Rennes pour franchir un nouveau pallier, sans forcément chercher à monter trop vite, lui qui avait été sollicité par de plus grands clubs étrangers (Séville, Zenit Saint-Petersbourg...) et français (Lyon). Même si le Stade rennais comptait déjà de nombreux atouts en attaque, son profil rapide, technique, altruiste, polyvalent et surtout efficace, apporte de nouvelles solutions.

"Je peux me régaler"

Lui-même se présente avant tout comme un mort de faim: "Je suis un joueur qui joue pour la gagne (...). J'aime marquer des buts. Peu importe le poste". Un discours et une expérience sur lesquels Genesio compte, sur le terrain et dans le vestiaire, pour donner du souffle à un collectif prometteur mais parmi les plus jeunes d'Europe. "Ici il y a une équipe qui joue, je pense que je peux me régaler", se réjouissait Laborde lors de sa présentation.

Cela n'a pas été le cas dimanche contre Reims. Aligné à droite, il est resté anormalement discret, touchant très peu de ballons et peinant à s'accorder avec ses coéquipiers. Certes, les automatismes requièrent un peu de temps. Mais avec six matches au programme en 18 jours, et contre des adversaires a priori plus coriaces que Reims (Marseille ou le PSG en L1, Vitesse Arnhem en C4), il y a urgence. A défaut, Laborde devra au moins apprendre à ses coéquipiers à montrer les crocs face à Tottenham, finaliste de la Ligue des champions en 2019 et grandissime favori de cette nouvelle compétition européenne. 


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