Ligue des nations (J6) : Les Bleus battus au Danemark mais maintenus

Panoramic


Avant d'entrer dans ce tourbillon qui les mènera au Qatar dans moins de deux mois, les Bleus se déplaçaient au Danemark avec cette idée d'une ultime répétition générale. C'est une drôle de configuration, tout de même - une absence de préparation réelle pour la compétition reine - qui dit tout du caractère exceptionnel de ce Mondial 2022.

Ce Danemark - France était aussi l'opportunité d'effacer une autre ardoise de l'été, tout en effectuant une nouvelle projection sur cet adversaire que les Tricolores connaissent sur le bout des doigts, dans les grands tournois. Et bien, c'est raté. Tout n'a pas été à jeter. Mais les courants d'air défensifs affichés par la bande à Didier Deschamps a replongé tout ce beau monde dans le brouillard, après un jeudi lumineux qui redonnait un peu de clarté à l'horizon (victoire 2-0 contre l'Autriche). C'est ballot. Et cela fait beaucoup d'informations.

Mbappé, sinon rien


On pourrait fractionner ce match en deux pour le raconter assez rapidement : vingt bonnes minutes pour entamer chaque période, et soudain, le néant. Antoine Griezmann a montré sur quelques inspirations une justesse technique retrouvée, mais c'est encore dans les pieds de Kylian Mbappé que tout a reposé.

Le Parisien a beaucoup proposé, entre les lignes ou dans la profondeur. Il lui a manqué la finition pour sauver les meubles, confirmant l'idée que cette équipe est complètement dépendante de son rendement, à la création comme à la finition. Un dernier domaine dans lequel il montre un déchet notoire en ce mois de septembre, à l'image de ces trois occasions en quelques minutes, où Kasper Schmeichel l'aura écœuré (67eme, 68eme et 70eme).

Autre découpage possible : les phases avec ou sans ballon. Car avant et après cela, les Bleus ont affiché une fébrilité franchement effrayante sur les accélérations danoises. Kasper Dolberg, bien trop libre dans la surface française, a eu toute la latitude pour reprendre un centre au cordeau et tromper Alphonse Areola (1-0, 34eme). Andreas Skov Olsen, ensuite, a fructifié un corner pour le but du break (2-0, 39eme), après que les Bleus aient tremblé sur les trois précédents. Plus globalement, le manque de coordination dans les couvertures et d'agressivité au marquage aura été fatal face à un adversaire aussi clinique.

Deschamps a désormais un casse-tête pour préparer la grande aventure. Ses Bleus lui avaient donné une réponse enthousiasmante, jeudi. Le voici replongé dans ses interrogations après ce dernier match avant la Coupe du monde.

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