Florenzi, fier capitaine d'une semaine

Panoramic

S'il fallait une preuve supplémentaire que le PSG n'a pas attiré n'importe qui en recrutant Alessandro Florenzi, il suffit de voir comment la Squadra Azzurra va aborder son match décisif en Bosnie mercredi, afin de valider sa qualification pour le Final Four de Ligue des Nations : avec l'ancien latéral droit de la Roma en tant que capitaine.

En l'absence de Giorgio Chiellini et Leonardo Bonucci, absents à cause du Covid (tout comme leur sélectionneur Roberto Mancini), c'est le joueur de 29 ans qui portait le brassard dimanche face à la Pologne (2-0) pour sa 39eme cape. Ce qui l'a particulièrement ému en raison du lieu de la rencontre, à savoir le stade de Reggio Emilia.



"Il y a quatre ans, dans ce stade, j'ai pensé que je ne taperais plus jamais dans un ballon", rappelait-il ainsi sur Twitter. C'était le 26 octobre 2016, lors d'un Sassuolo - Roma où il s'était rompu les ligaments croisés du genou. "Et dimanche soir, j'ai eu l'honneur d'être le capitaine de mon pays. La vie et le football sont MERVEILLEUX !" Son statut temporaire a été confirmé mardi, puisque c'est lui qui s'est présenté en conférence de presse en compagnie d'un autre intérimaire, son coach Alberico Evani (adjoint de Roberto Mancini).

"Cette équipe me rappelle celle de 2016, témoigne Florenzi, qui était de la sélection d'Antonio Conte à l'Euro, éliminée aux tirs au but par l'Allemagne en quarts de finale (après avoir battu l'Espagne 2-0). Peut-être qu'on est plus spectaculaires, mais notre solidité est la même. C'est sûrement l'équipe avec laquelle je m'amuse le plus, on est fiers de chanter notre hymne même dans un stade vide. Ainsi, on envoie un message à tous les Italiens et à tous ceux qui souffrent du Covid. Tous les matchs de la sélection doivent être abordés comme des finales, c'est ce que notre coach veut." Capitaine jusque dans le discours, Florenzi profite chaque seconde de son rôle.

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