Nancy, un mercato qui fait jaser

La colère gronde en Ligue 2. Le sujet du courroux de plusieurs présidents ? Le club de Nancy et ses pratiques mises en place pour contourner ses restrictions concernant l’actuel mercato. Racheté en décembre dernier, le club lorrain n’a en effet pas réussi son oral devant la DNCG, qui a constaté cinq millions d’euros de déficit structurel pour un budget de 15 millions, et a prononcé un encadrement de la masse salariale et une interdiction de recruter à titre onéreux. Une sanction que le club lorrain contourne à sa manière, en partenariat avec le club d’Ostende, en Belgique, détenu par les mêmes actionnaires, comme le décryptait L'Equipe, samedi. 

 

Trois mouvements dans le viseur

 

Dans la pratique, cela donne un transfert de Mickaël Biron, meilleur buteur lorrain la saison passée avec 12 buts vers Ostende pour cinq millions d’euros… suivi d’un prêt de deux ans de ce même Biron… à Nancy. Un premier transfert pour rassurer la DNCG, puis deux nouveaux joueurs, Thomas Basila (Nantes) et Andrew Jung (Châteauroux), qui débarquent en Lorraine en prêt… juste après avoir été achetés par Ostende. Des mouvements qui font causer, et les concurrents de Nancy en Ligue 2 ont décidé de monter au créneau, via une lettre de contestation, datée de vendredi dernier, aux présidents de la DNCG (Jean-Marc Mickeler), de la LFP (Vincent Labrune) et de la FFF (Noël Le Graët), et rendue publique par le site MaLigue2. 

 

"Nancy n'est pas digne de jouer le championnat"

 

Dans cette lettre, onze clubs réclament une réaction des instances, et affirment qu’ils « poseront dès ce week-end des réserves lorsqu’ils rencontreront l’ASNL, chaque fois que les joueurs concernés par ces opérations se trouveront sur la feuille de match. » Une première salve qui a été suivie d’effet, puisqu'en ce début de semaine, le club de Sochaux a rejoint le banc des contestataires. « Nancy mérite un carton rouge administratif. Et je dirais même qu’aujourd’hui, l’ASNL n’est pas digne de jouer le championnat si elle ne respecte pas les règles financières, qui, à terme, auront des répercussions sur le terrain. Je veux même parler d’ignominie. Il faut sanctionner de tels agissements financiers avec une extrême fermeté », lance ainsi Samuel Laurent, directeur général du club de Sochaux, dans les colonnes de l’Est Républicain. Preuve d’une fronde qui s’organise, et qui devraient pousser les instances dirigeantes à rapidement réagir…


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