Ligue 2 : Les barragistes n’abandonnent pas

Gerard PIERLOVISI / PANORAMIC
A l'instar de Toulouse, les barragistes ne digèrent pas. Respectivement troisième, quatrième et cinquième de Ligue 2, soit avant l’arrêt de la saison en raison de la crise sanitaire, l’AC Ajaccio, Troyes et Clermont, barragistes ne vont probablement pas en rester là. D’après Le Parisien, le club auvergnat fait partie des trois clubs, avec Lyon et Amiens, à avoir déjà écrit à la LFP pour demander des précisions sur cet arrêt définitif des championnats.

Et ce afin de "disposer de tous les éléments qui ont conduit à cette décision tant sur la motivation de celle-ci que sur le moyen juridique utilisé. Cette demande s'inscrit dans la double préoccupation de mieux comprendre le cheminement de la décision prise alors que d'autres pays européens pourraient reprendre leurs compétitions ainsi que les raisons qui ont amené nos autorités à rejeter nos propositions de protocole médical et de reprise à huis clos", écrit Ahmet Schaefer, le président clermontois.


Masoni (Troyes) : "Il y aura des recours"

Christian Leca, le président ajaccien, rappelait lui pour France 3 Corse l’absence de volonté d'"aller contre les directives gouvernementales. On subit les événements. Et puis, Il y a des tas de gens malades, d’autres morts, des familles entières frappées par ce fléau… On ne peut pas seulement se préoccuper du foot. Il est important mais il est secondaire." Avec ses homologues de Boulogne, troisième de National, de Clermont et de Troyes, il a établi un document de travail prévoyant le rassemblement des équipes concernées dans un lieu commun pendant dix jours pour disputer ces play-offs à huis clos. Et il espère que cette proposition sera étudiée par le comité directeur de la Ligue.

Avec "un match politique" en perspective : "Le poids électoral des clubs de Ligue 1 est supérieur à celui de ceux de Ligue 2. Il faudra donc trouver des soutiens… Nous en avons mais nous les tenons secrets à cette heure. Pour gagner il faudra que 6 clubs de Ligue 1 votent avec nous la tenue des barrages." Et on imagine facilement que Nîmes, 18e de l’élite et qui est pour l’instant sauvé, n’en sera pas…  Du côté troyen, on semble se diriger, comme à Lyon, vers une action en justice. "Il y a une chose que je n’accepte pas, c’est d’avoir appris la décision par les journaux jeudi après-midi. Personne ne nous a prévenus, a confié Daniel Masoni, le président de l’Estac, à l’Est Eclair. On ne laissera pas les choses en l’état, il y aura des recours." Et cela pourrait prendre du temps…

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