PSG : Avec Ramos, une perspective d'amélioration

Reuters

L'ancien capitaine du Real Madrid devrait poursuivre sa découverte de la Ligue 1, samedi (21h00) à Lens, une semaine après sa première titularisation lors de la victoire (3-1) sur le terrain de Saint-Etienne. En 90 minutes, sous la neige du Forez, le joueur a exposé ses qualités, aussi bien dans le jeu (95 passes réussies sur 101) que sans le ballon, en étant le premier à haranguer ses coéquipiers, tel un leader.

"Pouvoir rejouer et me sentir à nouveau footballeur, c'est très positif au niveau mental, surtout avec une victoire", a réagi Ramos après la rencontre, au micro de Prime Video. Après six mois sans jouer, en raison de blessures récurrentes à un mollet qui ont semé le doute sur sa capacité à retrouver son meilleur niveau, à 35 ans, le défenseur peut enfin se projeter.

Même si le staff parisien reste prudent avec lui, Sergio Ramos, laissé au repos mercredi contre Nice (0-0), postule désormais pour être titulaire. Aux côtés de l'indéboulonnable capitaine Marquinhos, une place semble à pourvoir, entre l'Espagnol et Presnel Kimpembe, dans le système actuel à quatre joueurs derrière.

"Pas de concurrence directe"

"Il y a une grosse concurrence défensive ici, avec Marquinhos, Kimpembe, (Thilo) Kehrer, Ramos, (Abdou) Diallo et (El-Chadaille) Bitshiabu. C'est une force d'avoir autant de qualités", a reconnu l'entraîneur Mauricio Pochettino. "Il n'y pas de concurrence directe entre des défenseurs en particulier. Nous devons prendre des décisions en fonction des matches et des états de forme de chacun", a poursuivi le technicien argentin.

Dans la capitale, c'est déjà une nouveauté de voir plusieurs défenseurs centraux se battre pour démarrer les rencontres. Depuis le départ de Thiago Silva en 2020, "Marqui" et "Presko" règnent sur la charnière, Diallo et Kehrer étant utilisés en cas d'absence de l'un des deux titulaires, ou sur un côté. Le milieu portugais Danilo Pereira a aussi dépanné à ce poste. L'arrivée de Ramos coïncide avec une période de moins bien du duo franco-brésilien, plus exposé cette saison en raison du manque d'automatismes dans le jeu d'une équipe qui concède beaucoup d'occasions, et peine toujours à convaincre.

Avec Ramos, c'est quatre Ligue des champions (2014, 2016, 2017, 2018) sous le maillot du Real, une Coupe du monde (2010) et deux Championnat d'Europe (2008, 2012) avec l'Espagne, qui entrent dans la compétition, totalement relancée. "Il a fait de très grandes choses pendant plusieurs années. Il a une grande personnalité, il comprend bien le jeu. C'est un joueur complet", l'a décrit son coéquipier Marco Verratti.

Vers une défense à trois ?

Proche de plusieurs cadres du vestiaire, comme Keylor Navas et Angel di Maria qu'il a côtoyés à Madrid, "heureux" d'évoluer avec Lionel Messi malgré des années de rivalité avec l'ancienne star du FC Barcelone, l'Andalou se sent déjà chez lui à Paris. Le PSG a tout à y gagner si l'Espagnol retrouve la santé: déjà en proie à des blessures, il n'a joué que sept matches en 2021 avant de s'engager pour les Rouge et Bleu.

Pour Pochettino, obligé par sa promesse d'améliorer la qualité de jeu de son équipe, avant les 8es de finale de C1 en février et mars, c'est une nouvelle option qui se dessine. Ramos lui donne la possibilité de tester la défense à trois centraux, qui offre l'avantage de donner plus de responsabilités offensives aux latéraux Achraf Hakimi et Nuno Mendes, friands de ces espaces pour attaquer. "Je les vois jouer à trois avec Ramos, expliquait à l'AFP Elie Baup, l'ancien entraîneur de l'OM et Bordeaux, en octobre dernier. C'est un système assez offensif. Mais ça demande beaucoup de coordination pour les défensifs". S'il est de retour sur le terrain, Ramos n'a pas fini de travailler.


>