OM-PSG : William Saliba, taille patron

Reuters
C’était l’un des tournants de ce Classique entre l’OM et le PSG, qui s’est finalement terminé sur un score nul et vierge dimanche soir au Vélodrome (0-0). A la 83e minute, Kylian Mbappé, lancé dans la profondeur, filait au but quand William Saliba est venu tacler le ballon de manière autoritaire, et spectaculaire. Un geste risqué mais maîtrisé, à en croire le corps arbitral, malgré les protestations du champion du monde tricolore. "Le tacle sur Mbappé ? Je me suis dit soit je le prends (le ballon), soit je prends rouge", a ensuite expliqué en zone mixte le défenseur prêté par Arsenal.  


Entraîné par le père de Mbappé à Bondy

Ironie du sort, Saliba est, comme Mbappé, originaire de Bondy, et a été entraîné par le père du joueur parisien, Wilfrid Mbappé, dans les équipes de jeunes du club local… Depuis, celui qui était alors attaquant est devenu défenseur central, et il a parfaitement muselé l’attaquants des Bleus et les joueurs de la capitale dimanche. Il s’est ainsi montré à son avantage à plusieurs reprises, notamment dans les duels ou pour mettre fin aux offensives adverses. Et ce sans négliger la relance, dégageant une impression de sérénité assez épatante compte tenu de son jeune âge (20 ans).


"Le plus beau match de ma carrière"

Après ce match nul face au leader de Ligue 1, qui a joué plus d’une demi-heure en infériorité numérique suite à l’expulsion d’Achraf Hakimi (57e), il reconnaissait avoir "un petit peu de regrets. Mais on prend quand même un bon point, ce n'est pas si mal que ça. On manque un peu d'efficacité, mais on a montré un beau visage, on s'est battus jusqu'au bout. Et pour l'ambiance, c'était le plus beau match de ma carrière." Il ne manquait donc plus que la victoire à l’OM, une équipe au sein de laquelle William Saliba s’épanouit, lui qui est devenu un titulaire indiscutable sous les ordres de Jorge Sampaoli. Mais les supporters phocéens ne devraient pas trop s’attacher à l'international Espoirs, puisque les Gunners compteraient désormais sur lui pour l’avenir. Et on peut les comprendre...

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