Nice-Marseille: Galtier estime que ses joueurs ont gagné le match

Panoramic

L'entraîneur de Nice Christophe Galtier a jugé jeudi "normal" que la Ligue de football professionnel prenne "le temps" d'analyser les incidents ayant marqué le match entre son équipe et Marseille dimanche, mais il a aussi estimé que ses joueurs avaient gagné la partie. "Il est normal qu'elles prennent le temps de tout analyser", a déclaré Galtier à propos de la commission de discipline et de la commission des compétitions. "Mais pour moi, mes joueurs ont gagné", a-t-il considéré. La rencontre entre Nice et Marseille a été interrompue dimanche après 75 minutes, quand une bagarre générale a éclaté sur la pelouse, après des jets de bouteilles vers le Marseillais Dimitri Payet. Nice menait alors 1-0.

Galtier est ensuite revenu sur les images le montrant avoir un geste envers David Friio, le directeur technique de l'OM. "Quand il est arrivé sur la pelouse, ça faisait un moment que beaucoup de monde était sur le terrain. Je lui ai dit qu'il valait mieux que tout le monde rentre dans le vestiaire, et je l'ai pris par le cou à ce moment-là pour ça. Il n'y avait aucune intention d'agresser David Friio", a-t-il assuré.  "Une minute après, on était dans le couloir et on parlait ensemble. Après, avec les images, on fait des zooms, des pauses, et le geste devient une gifle, un coup de poing, plein de choses...", a-t-il ajouté.

Galtier a également évoqué le cas de Pablo Fernandez, adjoint de l'entraîneur marseillais Jorge Sampaoli, suspendu mercredi à titre conservatoire pour avoir frappé un supporter niçois entré sur la pelouse. "Tout le monde a vu son geste. Mais si c'était mon adjoint, je ferais tout pour le défendre et lui trouver des circonstances atténuantes. Je le défendrais... Quand il y a un mouvement de cette sorte, il peut y avoir un manque de maîtrise et une mauvaise analyse et on le regrette très rapidement", a-t-il estimé. "Le sport doit vite reprendre. On ne peut pas sanctionner de manière radicale. Il y a des gens qui font certaines activités qui sont défendues et à qui on pardonne des choses beaucoup plus graves", a conclu l'entraîneur des Aiglons.


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