Monaco : Aleksandr Golovin, un artiste enfin compris ?

Panoramic

Impliqué sur trois buts lors du match d'ouverture de la Coupe du Monde 2018, Aleksandr Golovin avait été un des grands artisans de la campagne russe au Mondial. Transféré à Monaco dans la foulée, il a mis du temps avant de confirmer. S'il commence enfin à y parvenir, le Russe n'a pas encore vraiment justifié les 30 millions d'euros dépensés par l'ASM pour le faire venir du CSKA Moscou. Le club de la Principauté a placé beaucoup d'espoirs dans un joueur de 21 ans qui se préparait à découvrir un nouveau championnat, bien loin de son pays qu'il n'a jamais quitté auparavant. Un changement de cap d'abord compliqué à digérer pour le jeune joueur. Et le difficile contexte monégasque à son arrivée n'avait rien pour l'aider. La saison asémiste a été cauchemardesque et les changements d'entraîneurs nombreux. Des conditions qui n'ont pas permis au prodige de s'exprimer correctement. Et alors qu'il était attendu pour sauver la formation monégasque, il a failli, comme la plupart de ses coéquipiers.

 

Un repositionnement qui lui a permis de briller


Les attentes aussi élevées que son talent l'ont intimidé. Sa polyvalence l'a desservi. Baladé sur tous les postes du milieu de terrain, Aleksandr Golovin a gagné en consistance depuis qu'il est installé au poste de milieu relayeur. Dans ce rôle, l'international russe a tout de suite été en réussite. Pour sa première titularisation à ce poste un peu plus reculé que ce qu'il a connu en Russie, il a été impliqué sur les deux buts du match pour le maintien contre Amiens. C'était à l'avant-dernière journée de la saison passée. De quoi permettre aux choses de changer au début de son deuxième exercice hexagonal. Golo est désormais l'homme à tout faire de l'ASM. Et Monaco en profite pour tourner mieux. A 23 ans et après une saison complète en Ligue 1, le natif de Kaltan est plus régulier. Son association avec Tiémoué Bakayoko est notamment très séduisante.

 

Un départ à la fin de la saison ?


Avec sa justesse et son activité importante, il est parvenu à faire oublier ses carences défensives pour permettre à Monaco de se projeter efficacement vers l'avant. De quoi valider une marge de progression encore importante. Et l'intéressé en a conscience. « Aujourd’hui je me sens comme à la maison. Je dois aider mon équipe au maximum, être à mon meilleur niveau. Pendant les matchs il y a encore des moments où je ne prends pas la bonne décision, des moments ou je peux tirer au but, mais où je prends une autre décision, parfois moins bonne. Je peux avoir plus d’impact et je dois encore progresser. C’est peut-être lié au manque d’expérience, je travaille dessus et j’essaie d’être plus performant jour après jour » avait-il avoué à Perform durant l'hiver. Mais malgré ces signaux positifs, le Tsar régnera-t-il longtemps sur le Rocher ? C'est loin d'être sûr. Si son contrat a été prolongé jusqu'en 2024 à la mi-mars, l'ancien vice-président de l'ASM Vadim Vasilyev avait admis qu'il y avait 50% de chance pour que son compatriote quitte prochainement la Principauté. La mélodie qu'il joue chaque week-end sur le terrain séduit les observateurs mais Aleksandr Golovin n'est pas encore compris par tout le monde.
 

Il y a 16 ans, Monaco éliminait le Real Madrid : 

 


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