Marseille : Michel, le ticket gagnant ?

Intime / Panoramic

Moins de quinze jours après la démission de Marcelo Bielsa, Marseille a donc trouvé un remplaçant au trublion argentin. José Miguel Gonzalez Martin dit « Michel », 52 ans et sans club depuis son licenciement en janvier dernier de l’Olympiakos, est donc l’homme sur qui reposera l’espoir du peuple olympien.

Double champion de Grèce

"La victoire, seule, ne vaut rien, s’il n’y a pas la manière"

Michel, février 2014

Michel, c’est avant tout un joueur majeur de l’histoire du Real Madrid, membre de la fameuse Quinta del Buitre. Six fois champions d’Espagne avec le Real (1986, 1987, 1988, 1986, 1990, 1995) et double vainqueur de la Coupe de l’UEFA notamment (1985, 1986), l’ancien milieu madrilène porte aussi à 66 reprises le maillot de la Roja. Une carrière pleine de succès sur les terrains que le natif de Madrid n’a pas vraiment réussi à transposer une fois le costume d’entraîneur enfilé.

Rayo Vallecano, la Castilla du Real, Getafe : Michel n’entame pas sa carrière de coach par des noms très ronflants. Ejecté de Séville début 2013, six mois après sa signature en Andalousie, l’Espagnol rebondit par la suite en Grèce, à l’Olympiakos. Au Pirée, Michel enchaîne deux titres nationaux avant d’être brutalement démis de ses fonctions à la surprise générale. L’Olympiakos est à ce moment-là deuxième du championnat à un point du PAOK et sort d’une campagne européenne aboutie avec un huitième de finale perdu de peu face au grand Manchester United (2-0, 0-3).

L’amour du 10

Quelle trace a finalement laissée Michel lors de ses passages dans ses clubs successifs ? Celle avant tout d’un technicien adepte de la possession de balle, d’un jeu offensif et qui affectionne… les numéros 10. Dans une interview pour So Foot, l’ex-meneur de jeu expliquait en février 2014 que « si on aime ce jeu (le football), c’est avant tout grâce à eux. Les 10 ont toujours été des footballeurs cérébraux. Ils ont le spectacle dans leur tête, ils amusent les stades et donnent vie à la circulation du ballon. Ce sont des références. » De quoi donner des idées à Rémy Cabella ?

Avec Michel sur le banc, le public du Vélodrome ne sera donc pas être trop dépaysé. Sa philosophie devrait aussi convenir au groupe olympien, et la transition avec l’ère Bielsa s’effectuera certainement plus doucement que prévue. Reste que le nouvel entraîneur de Marseille ne bénéficiera sûrement pas de la même clémence que Marcelo Bielsa concernant les résultats de l’équipe. Pour perdurer, il lui faudra gagner. Elle sera peut-être là, la véritable cassure entre Michel et son prédécesseur.


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