Lyon conteste le huis clos contre Reims auprès du CNOSF

Panoramic

Le club exercera ce recours mardi après-midi, lors d'une audience de conciliation devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). La sanction de la LFP avait été prise à titre conservatoire, dans l'attente d'une mesure définitive le 8 décembre.

Après quatre minutes de jeu, le 21 novembre, le match OL-OM avait été arrêté par l'arbitre, après que le Marseillais Dimitri Payet eut reçu une bouteille lancée du virage nord du Groupama Stadium par un homme condamné depuis par la justice.

Dans un communiqué publié mardi, le club rhodanien a de nouveau plaidé qu'il s'agissait d'un "acte individuel et isolé", qui ne peut pas être comparé selon lui "à l'immense majorité des incidents collectifs" survenus dans les stades de football depuis le début de saison. "Il est impératif que la distinction soit faite entre les actes collectifs de violence et de dégradations, et les actes isolés que personne ne peut anticiper ou empêcher", a insisté l'Olympique lyonnais.

Pour sa défense, l'OL estime que si le jeteur de bouteille a pu être jugé "moins de 48 heures" après les faits, c'est grâce à la vidéosurveillance qui a permis de l'identifier, aux stadiers qui l'ont exfiltré de la tribune et remis à la police, et à son placement en garde à vue "dans le local judiciaire prévu à cet effet" à l'intérieur de l'enceinte sportive.

L'OL s'est constitué partie civile contre le mis en cause face à une "possible perte de recette supérieure à 3,5 millions d'euros" pour le match contre l'OM, en cas de remboursement des billets, "sans compter les répercussions de la mesure conservatoire et des suites disciplinaires", dans un contexte déjà difficile de sortie de crise sanitaire.

L'OL a parallèlement annoncé l'installation de filets de protection devant les virages de son stade.


>