L'OM doit-il choisir entre le jeu et les résultats ?

Panoramic
Le football est propice à tous les excès, de plus en plus. Et toujours plus à Marseille. Ce que tous les supporters et observateurs chérissaient il y a moins d'un mois, après la victoire 2-0 contre Rennes (le 19 septembre) qui confirmait les Phocéens dauphins du Paris Saint-Germain, n'est plus très loin d'être bon à jeter dans le Vieux-Port. Quatre matchs sans victoire sont passés par là, dont trois en Ligue 1 et deux défaites lors des deux dernières sorties en championnat, devant Lens (2-3) et à Lille (2-0). Les deux clubs du Nord ont placé les Olympiens dans un contexte délicat, faisant de la réception de Lorient un match déjà tournant... surtout si ça venait à mal se passer. Jorge Sampaoli a parfaitement conscience de la situation, et c'est bien ce qui l'inquiète.

"L'obligation de résultat nous rapproche plus de la défaite que de la victoire, elle peut créer un court-circuit et amener trop de stress. L'obligation, c'est de l'oppression. Ce qu'il faut, c'est consolider notre idée de jeu pour se rapprocher de la victoire. Nous sommes encore dans un nouveau processus, ce qui n'est pas le cas de Lorient." Comment le volcanique entraîneur argentin va-t-il parvenir à faire passer ce message ? L'application, ou pas, de ces théories presque philosophiques s'avèrera passionnante. En attendant, personne ne sait toujours réellement comment l'OM joue. Ses trois lignes de trois vont-elles être battues en brèche avec le retour d'Arkadiusz Milik, qui devrait connaître sa première titularisation dimanche soir ?

Sampaoli peut en effet décider de repasser à deux attaquants, ainsi qu'il l'a tenté à Lille en cours de match. Là encore, le résultat contre Lorient fera office d'inévitable baromètre. Tout autant que la performance de Pau Lopez, installé avec autorité à la place du monument Steve Mandanda, sans que les effets soient réellement spectaculaires... "On a un groupe très jeune et les adversaires sont de plus en plus forts", se défend encore Sampaoli. Et lui-même le concède : "Sans résultats, le processus peut être perturbé." Le coach rappelle que le match à Angers (0-0) ou les deux nuls en Ligue Europa (1-1 au Lokomotiv Moscou, 0-0 face au Galatasaray) auraient pu se transformer en succès. On l'a compris, l'ancien sélectionneur du Chili est persuadé que le salut de l'OM continuera de passer par son jeu.

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