L'OL déjà au ralenti

Reuters

On le sait, Jean-Michel Aulas attend impatiemment l’inauguration du Stade des Lumières, début 2016. Le président lyonnais rêve même les yeux ouverts d’y jouer tout de suite la Ligue des champions. En attendant de combattre en phase de poules, à partir du 15 septembre, l’OL n’est tout simplement pas prêt pour la nouvelle saison. Ce n’est pas du tout une surprise, tant les dirigeants ont été incapables de renforcer l’effectif d’Hubert Fournier durant la préparation d'avant-saison, qui fut catastrophique sur le terrain comme dans le vestiaire. Du coup, les Gones ont débuté la Ligue 1, dimanche contre Lorient (0-0), sans défenseur central de qualité ni meneur de jeu.

Certes, Mathieu Valbuena va bientôt débarquer pour donner plus d’inspiration aux constructions collectives. Mais, et ce fut criant de vérité lors de cette dernière rencontre du week-end, le milieu de terrain lyonnais, déjà orphelin de Gourcuff (parti) et Grenier (blessé quatre mois), a bien du mal à accélérer. "On n’a pas réussi à mettre du rythme, à les déséquilibrer. On faisait tourner, mais c’était trop lent et du coup, on ne trouvait pas les espaces", a bien résumé Morel, entré en jeu et interrogé après la rencontre par Canal+. La liaison entre l’entrejeu et le trio offensif a rapidement été coupée par les Merlus, bien organisés en 4-4-1-1, ce qui a rendu la rencontre assez ennuyante...

Fekir trop seul

Les protégés de Gerland se sont certes procurés quelques occasions, notamment lors d’une entame de partie encourageante, mais le manque de précision dans le dernier geste fut patent. Cela a été le cas lors d’une incroyable triple occasion au quart d'heure de jeu, avec un poteau trouvé par Fekir et deux parades instantanées de Lecomte devant Lacazette (16e). En seconde période, ce ne fut guère plus réjouissant. Nabil Fekir, faux numéro 10, mais percutant ballon au pied, manquait de lucidité à l'entrée de la surface avec un tir s’envolant en tribunes (58e). De loin, Mvuemba ne trompait pas non plus un Lecomte volant (68e).

En même temps, les Merlus ne méritaient pas davantage qu’un point. Quoique. Lors de leur temps fort en fin de première période, les hommes de Sylvain Ripoll ont manqué une énorme occasion par Guerreiro (38e). Seul devant Lopes, le gaucher optait pour un crochet extérieur sur son coéquipier en sélection portugaise, mais sa frappe était déviée héroïquement sur la barre par Umtiti. Face aux équipes plus ambitieuses de la Coupe d’Europe, l’OL, s’il manque autant de créativité, ne fera pas le poids. Le rêve de JMA est donc loin de pouvoir devenir encore réalité.


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