Ligue 1 : Nîmes s'impose à Reims

Au coup d'envoi, il n'y avait qu'un point d'écart entre le Stade de Reims, seizième, et le Nîmes Olympique, barragiste. Des visiteurs qui restaient sur 4 revers consécutifs, tandis que les locaux avaient retrouvé le moral grâce à deux victoires et un nul avant la trêve internationale.

UNE PREMIERE PERIODE SOPORIPHIQUE


Refroidi par les 5 buts concédés contre Angers, Jérôme Arpinon avait choisi la tactique de la tortue. Abandonnant le ballon à leurs hôtes, les Nîmois se sont repliés dès l'entame, veillant à ne pas laisser de trou dans la carapace. Sans opposition, les Rémois ont ronronné, dépassant régulièrement les 75% de possession sans inquiéter Baptiste Reynet pour autant. Ce sont même les Crocos qui ont failli mordre à la 10eme, quand Renaud Ripart a débordé Thomas Foket sur l'aile gauche, puis centré au cordeau. Dommage pour eux, il a manqué quelques pointures à Moussa Koné pour pousser le ballon au fond de la cage gardée par Yehvann Diouf. Peu après le quart d'heure de jeu, c'est le portier nîmois qui a renvoyé dans l'axe un corner de Nathanaël Mbuku... Valon Berisha a cru en profiter, mais sa reprise en première intention a fini dans les gradins déserts. A la 43eme, un centre vénéneux de Patrick Burner a été repoussé du talon par Dario Maresic sur sa ligne... et ce fut tout pour ce premier acte ennuyeux au possible !

 

FERHAT ET UN COURANT D'AIR ENRHUMENT LES REMOIS


Ce n'est qu'à la 53eme que le Stade de Reims s'est procuré sa première occasion, sur un décalage de Mbuku repris avec spontanéité par Mathieu Cafaro sur l'arc-de-cercle. Reynet devait alors s'envoler pour claquer sous sa barre ! Si David Guion a cru que ses protégés étaient enfin dans le juste, l'entraîneur marnais a déchanté quelques minutes plus tard, quand Zinedine Ferhat a passé un petit pont à Thibault De Smet pour entrer dans la surface, avant de s'écrouler sur un courant d'air. L'assistance vidéo a pourtant confirmé la décision de M.Stinat, le défenseur ayant tenté de retenir son adversaire du bras une seconde avant le plongeon. Face à un jeune gardien qui connaissait sa première titularisation dans l'élite, Ripart n'a pas fait de sentiment, transformant le penalty en ouvrant le pied droit tandis que Diouf sautait sur la gauche. Entrés dans la foulée, Moussa Doumbia et El Bilal Touré ont cru renverser la table, après un débordement puis un centre du milieu offensif malien coupé par son compatriote à bout portant... droit sur Reynet, qui a mis son corps en opposition pour refuser l'égalisation !

S'il ne s'est rien passé d'autre jusqu'à la fin du temps réglementaire, le temps additionnel a été complètement fou ! En décroisant de la tête un amour de centre d'Arber Zeneli, Touré a cru que sa deuxième tentative serait la bonne, mais le ballon a rebondi sur le bas de la transversale, puis sur la ligne avant de ressortir. Puis Yunis Abdelhamid, monté mettre un coup de casque sur un centre de Berisha, a trouvé la main ferme de Reynet sous la transversale. Joué en retrait, le corner obtenu a été repris par Zeneli, mais la frappe puissante du Kosovar s'est écrasée sur la barre ! Le score en restait là, et les visiteurs s'emparaient des trois points. "Dominer n'est pas gagner", c'est le proverbe par lequel David Guion entamera probablement sa prochaine causerie. "Les mouches ont changé d'âne", pourra quant à lui dire Jérôme Arpinon à ses protégés, qui ont mis un terme à leur série noire, et passent devant Reims pour remonter à la quinzième place.