Ligue 1 : Marseille écrase Strasbourg et retrouve la C1 !

Reuters

Exceptionnel dénouement ! Grâce au match nul 2-2 entre Lens et Monaco et à sa tonitruante victoire 4-0 face à Strasbourg, l'OM a récupéré in extremis sa deuxième place et s'est qualifié samedi pour la Ligue des Champions lors de la dernière journée de Ligue 1. Au coup de sifflet final, Mattéo Guendouzi, qui a joué près de 50 matchs cette saison et parcouru des centaines de kilomètres balle au pied et à la poursuite de ses adversaires, a trouvé encore un peu d'énergie pour un dernier sprint, direction le banc de touche, où il a soulevé Jorge Sampaoli. Lui avait compris, les 65.000 spectateurs du Stade Vélodrome aussi, mais pas quelques-uns de ses équipiers, qui une seconde auparavant réclamaient encore une main strasbourgeoise pour aller chercher un 5e but. Il était inutile, Lens venait d'égaliser contre Monaco (2-2) et d'expédier l'OM en Ligue des Champions.

La liesse ensuite a été incroyable, avec le propriétaire Frank McCourt, le meilleur joueur de la saison, Dimitri Payet, blessé mais bien présent, Basile Boli qui passait par là, des enfants partout, dont une fille d'Amine Harit sur les épaules de Sampaoli, et une joie immense quand la musique de la Ligue des Champions a résonné. Marseille retrouve donc la C1, deux ans après un passage pénible avec André Villas-Boas aux commandes, pour une phase de poules sans public et à trois petits points.

Ferveur exceptionnelle

Les Marseillais peuvent espérer faire mieux, leur public sera là, et cette qualification donne une marge de manoeuvre financière nouvelle à Pablo Longoria. La qualification pourrait aussi convaincre Sampaoli de rester, lui qui a mis la pression à ses dirigeants jeudi en conférence de presse. Pour éviter la troisième place et ses embûches, un tour préliminaire et un barrage, l'OM avait donc un oeil et une oreille à Félix Bollaert. Mais au Vélodrome, les joueurs de Sampaoli ont joliment emballé l'affaire. La fin de match a été folle, avec les deux buts tardifs de Gerson (3-0, 89e) et Bakambu (4-0, 90+3), à un moment où Monaco était encore devant et où la différence de buts pouvait compter.

Avant cela, l'OM aurait dû ouvrir le score très tôt, dès la 6e minute, quand il a fallu un miracle pour sauver Strasbourg. Une passe risquée de Thomasson a été interceptée par Milik, qui a servi Harit, seul face au but et à six mètres. Le Marocain a frappé le poteau gauche de Sels puis le ballon a longé la ligne sans vouloir entrer. Cette énorme occasion est intervenue dans le plus gros temps fort des Marseillais, auteurs d'un excellent début de match, portés par la ferveur exceptionnelle du Vélodrome.

Divine surprise lensoise

Un instant le public marseillais s'est arrêté de chanter, mais c'était pour saluer l'ouverture du score de Lens contre Monaco, qui replaçait l'OM en deuxième position provisoire. Les Provençaux ont enfoncé le clou en marquant à leur tour par Gerson (1-0, 32e), auteur d'un bel exploit entre trois Strasbourgeois après un joli mouvement Milik-Harit. L'OM était alors en bonne posture et les Alsaciens, qui terminent finalement 6e et hors de l'Europe, ont été peu dangereux, en dehors d'une reprise de peu à côté de Gameiro (23e), qui a ensuite frappé au-dessus en début de deuxième période (49e).

En milieu de deuxième période, pendant que le jeu était arrêté le temps que se dissipe le brouillard des fumigènes allumés pour les 30 ans des Dodgers, Monaco a ensuite repris l'avantage à Lens et ainsi récupéré la deuxième place. Avec le but de Under (2-0, 73e), après un bon rush de Harit et une feinte intelligente de Milik, l'OM était lui tranquille et assuré, au moins, de la 3e place. La divine surprise est donc ensuite venue de Lens, dans les dernières secondes d'une très longue saison. Le bilan peut désormais être fait: pour l'OM, il est excellent.


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