Ligue 1 Conforama - Marseille : Alessandrini pas tendre avec Bielsa

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S’il s’épanouit désormais à Los Angeles, où il va débuter dans les prochains jours sa deuxième saison en Major League Soccer, Romain Alessandrini n’a rien oublié de ses deux saisons et demie passées à l’OM. Et notamment celle où il a évolué sous les ordres de Marcelo Bielsa, un entraîneur qu’il ne garde pas dans son cœur. Après le départ fracassant d’El Loco en août 2015, au soir d’un match perdu au stade Vélodrome contre Caen (0-1), le milieu offensif français (28 ans) avait déjà eu des mots très durs envers le technicien argentin. Il récidive dans le numéro du mois de mars du magazine So Foot.

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L’ex-Marseillais revient notamment sur l’exercice précédent, que les Ciel et Blanc avaient bouclé à la quatrième place, rincés, après avoir été champions d’automne. "Moi je trouvais l’équipe extraordinaire. Depuis le banc, je me régalais comme un gosse devant le jeu déployé. Chaque fois que je rentrais, on menait déjà 2 ou 3-0, je n’avais qu’à me faire plaisir. Et puis on a lâché, se souvient-il. On ne prenait pas de plaisir à l’entraînement: que des passes, des trucs tactiques, des courses, et très peu de jeu. Dans le vestiaire, on en avait marre." La méthode Bielsa, exigeante, avait vite fini par user les joueurs.

"Ça a fonctionné les six premiers mois. Sauf qu’on a lâché, mentalement ou physiquement, je ne sais pas trop. Avec Bielsa, les gens n’ont retenu que le bon, mais ils ont oublié tout le reste", lâche-t-il. Et le reste, selon lui, c’est un coach étrangement adulé aux résultats insuffisants. "Je suis peut-être l’un des seuls, avec deux-trois autres, à avoir égratigné le grand Bielsa. Parce que les autres ont peur, tout simplement. Bielsa, c’était – et c’est encore – un sujet sensible en France", estime celui qui a compilé 13 buts et 12 passes décisives lors de sa première année au Galaxy, dans le championnat américain.

"Il dégage quelque chose. C’est un Monsieur quand même. Vraiment. On le respecte pour ça. Mais pourquoi cacher qu’il n’a jamais rien gagné, qu’il a lâché toutes les équipes qu’il a eues ?, enchaîne-t-il. On dit juste que c’est un très grand entraîneur parce que (Pep) Guardiola a dit qu’il s’était inspiré de lui ? Faut arrêter…" Si les supporters olympiens ne seront pas d’accord avec lui, les fans lillois, qui ont vu débarquer Marcelo Bielsa au LOSCl’été dernier avant qu’il ne se fasse virer fin novembre en laissant les Dogues à l’agonie, à l’avant-dernière place de Ligue 1, ne diront sans doute pas le contraire.

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