Ligue 1 : Alessandrini veut oublier Bielsa

Reuters

Au coeur de l'hiver, les supporters de l'Olympique de Marseille attendent encore que leur équipe favorite lance véritablement sa saison et se décide enfin à développer du jeu, à obtenir des résultats et à briller à domicile. Autrement dit, Michel et ses joueurs ont du pain sur la planche pour satisfaire leur public. Et jeudi soir, les travées du Vélodrome ont une nouvelle fois traduit leur mécontentement aux Ciel et Blanc après la défaite enregistrée à domicile (0-1), contre Bilbao en 16e de finale aller de la Ligue Europa.

Romain Alessandrini, sorti à l'heure de jeu sous les sifflets, peut en témoigner. "Les sifflets sont justifiés, parce que je n'ai pas été bon, a commenté l'intéressé. Techniquement, je n'ai pas fait le match qu'il fallait. Après, il ne faut pas oublier que je n'ai pas joué en décembre et janvier, donc physiquement je ne suis pas encore bien. Et pour être sûr de mon football, il faut que je sois bien physiquement".

Alessandrini veut "passé à autre chose"

A moins, comme un journaliste présent en conférence de presse a pu lui soumettre, que ces sifflets lui soient encore adressés pour lui faire payer ses déclarations du début de saison contre celui qui reste encore très respecté en Provence, Marcelo Bielsa. "Il va falloir passer à autre chose... Quand je vois qu'on parle encore de Bielsa dans les journaux, je trouve ça un peu bizarre. C'est un manque de respect pour les gens qui sont présents au club, a rectifié l'ancien Rennais. On est passé à autre chose. Nous sommes une équipe différente, avec un style de jeu différent".

Un style qui ne séduit pas, et des résultats qui ne sont pas meilleurs, loin de là. Et pour rappel, en août dernier, le numéro 11 phocéen avait lancé, alors que la place d'El Loco était encore chaude: "On doit vite passer à autre chose. Pour moi, ça ne sera pas un problème. Bielsa ne m’a pas marqué. Humainement, je n’en garderai pas un grand souvenir. Je ne peux pas dire qu’il m’a fait progresser. Il n’a pas eu confiance en moi". Presque un crime de lèse-majesté.


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