Ligue 1 : A Lyon, le début du doute avec Bosz

Reuters

"Cette rencontre est très importante. Mais c'est de notre faute car si nous n'avions pas perdu contre Reims, nous parlerions d'autre chose. Nous ne devrions pas être dans cette position au classement", a admis vendredi en conférence de presse le Néerlandais, arrivé au club l'été dernier, six mois après avoir été remercié par le Bayer Leverkusen.

Une victoire face aux Rémois aurait ramené l'OL à la cinquième place mais l'équipe n'a jamais enchaîné cette saison plus de deux succès.

L'adhésion des joueurs en questions

Pour cela, il faudrait encaisser moins de buts, 23 en Ligue 1 dont douze dans le dernier quart d'heure. La défense de l'OL est la quinzième du championnat. "Le résultat est le plus important, car nous sommes là pour gagner. Toutefois, je ne suis pas favorable au résultat sans la manière. Mais je suis sûr que si on joue bien, avec des principes de jeu précis, les résultats viendront", a-t-il assuré.

Ce blason bien terne à bientôt mi-championnat est redoré par le parcours sans faute en Ligue Europa où l'OL a été reçu cinq sur cinq en attendant de recevoir les Glasgow Rangers jeudi pour le sixième et dernier match de poules. Mais les Lyonnais, d'ores et déjà qualifiés pour les 8es de finale, ont surmonté une faible opposition, moindre qu'en championnat.

Plus que toute autre, la défaite face à Reims (2-1) mercredi à huis clos à domicile a fait mal, d'autant que la performance collective et l'investissement des joueurs ont encore été très insuffisants. Manifestement, l'équipe éprouve des difficultés à appliquer les préceptes de Bosz, de jouer haut, avec un pressing rapide à la perte du ballon, particulièrement exigeants physiquement comme mentalement, surtout sur la durée. 

"Il faut parvenir à faire les choses ensemble, c'est la vérité du football", a encore insisté le Néerlandais qui a eu, vendredi, des entretiens avec ses joueurs au cours desquels il leur a "dit ses vérités". Peter Bosz n'entend pas faire évoluer sa méthode. Avec le risque, si la situation sportive ne s'améliore pas très vite, de mourir avec ses idées avant le terme de la saison, pour un entraîneur qui a été licencié par le Bayer Leverkusen en mars après l'avoir été par le Borussia Dortmund en 2017, une expérience qui avait duré six mois.

Politique sportive incertaine

L'ancien entraîneur de l'Ajax Amsterdam est-il déjà sous la menace ? Pas dans l'immédiat. L'écart qui sépare son équipe du podium est encore loin d'être rédhibitoire. Lyon est à sept longueurs de Marseille (2e, à égalité de match), six de Rennes (3e) et cinq de Nice (4e). Mais l'OL ne compte aussi que sept points d'avance sur Lorient (16e). Tout peut donc basculer dans un sens ou dans l'autre d'ici la trêve.  

Le 24 décembre 2015, Hubert Fournier, dont le discours ne passait plus auprès des joueurs, avait été limogé alors que Lyon, 2e six mois plus tôt, était 9e du classement à six points de Monaco (2e) et cinq d'Angers (3e). Les cinq matches restant d'ici la trêve ne laissent également pas de marge au club, déjà accaparé par la défense de son cas face à la commission de discipline, mercredi, pour l'affaire du match arrêté contre l'OM, le 21 novembre. 

Une fois passée cette échéance, il faudra se pencher sur la situation sportive, rendue incertaine avec un entraîneur en danger faute de résultats et un directeur sportif, Juninho, qui a déjà annoncé son intention de partir en fin de saison.


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