Lens : Après les incidents, le club dévoile les mesures prises

Le 18 septembre dernier lors de la rencontre entre Lens et Lille (1-0), des supporters avaient envahi la pelouse afin d'en découdre lors de la mi-temps du derby du Nord. Des images fortes dans un climat de violence qui n'a pas cessé en Ligue 1 depuis l'entame de la saison, avec les incidents survenus à Angers, mercredi soir comme autre illustration. Ce vendredi, le directeur général du RC Lens, Arnaud Pouille, est apparu en conférence de presse afin de dévoiler les mesures prises par le club, dans l'attente de possibles sanctions de la part des autorités.

 

9 à 36 mois d'interdiction de stade pour les supporters


"L'ensemble des mesures et des sanctions décidées par la gouvernance du club s'inscrivent dans l'arsenal à notre disposition. Nous sommes sur des sanctions individuelles de deux ordres. Soit l'activation du dispositif légal de la loi Larrivé avec une interdiction de stade pour toute personne identifiée qui s'est introduite sur le terrain. Ces mesures ne supporteront pas d'exceptions même si on me dit que sur la centaine de personnes il y a des supporters conventionnels avec les ultras. Nous ne transigerons pas sur ce point. Elles iront de 9 à 36 mois d'interdiction, le maximum que nous pouvons appliquer. Pour tous les gestes violents, déplacés, relevant de l'exhibitionnisme, de l'apologie du nazisme et toute forme de comportement déviant, une plainte sera déposée par le club, soit nominative, soit contre X", a ainsi annoncé Pouille.

Sondé par L'Equipe, il a également indiqué que les supporters avaient accepté les sanctions. "Cela reste dans la ligne de conduite qu'on s'est toujours fixée avec eux. Le plus compliqué a été de leur faire comprendre qu'ils n'avaient pas à s'introduire sur le terrain en réaction à ce qu'ils voyaient. Ce qu'ils disent, et les images tendent à le prouver, c'est qu'ils pensaient qu'il y avait affrontement entre supporters, ils se sont dirigés vers la zone. Et quand ils vont vu qu'il n'y avait rien et que la police sécurisait le bas du parcage, ils ont fait demi-tour", a commenté le directeur général de Lens.
 

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