L1 : Le PSG malmené par ses concurrents directs

Panoramic

Si le PSG n'occupe pas la tête de la Ligue 1 après la 31eme journée, c'est parce que le champion en titre a perdu des points là où il fait d'habitude le plein : dans les confrontations directes et à domicile. Au Parc des Princes face à Lille ce samedi (0-1), Paris est tombé à domicile pour la troisième fois d'affilée. C'est la pire série des Parisiens à domicile depuis octobre 2017.

A la maison, les coéquipiers de Neymar ont déjà perdu cinq matchs pendant l'exercice en cours : c'est plus que lors des sept dernières saisons réunies. Que la série de 51 matchs consécutifs à domicile sans perdre réalisée entre avril 2016 et mars 2018 paraît loin... Les difficultés du club de la capitale dans un Parc des Princes à huis clos ont été mises en évidence par l'exemple lillois. Les Nordistes ne s'y étaient plus imposés depuis 25 ans.

La terrible faillite du PSG dans les confrontations directes


Contre Lille, comme face à Lyon (0-1) et Monaco (0-2), le club de la capitale a été incapable de marquer et a été contraint de s'incliner à domicile. C'est dans les confrontations directes avec les autres prétendants au titre que les hommes de Mauricio Pochettino ont aussi perdu gros. Avec quatre points en six matchs, ils sont les mauvais élèves du top 4. Et pourtant, les autres n'ont pas encore terminé leur triptyque... A l'extérieur, les Parisiens n'ont pas fait beaucoup mieux avec un nul chez les Dogues (0-0), un succès sur la pelouse de l'OL (2-4) et un revers dans la Principauté (3-2). Le calcul est rapide, le LOSC et l'ASM vont finir la saison en étant invaincus dans les doubles confrontations avec le vice-champion d'Europe en titre.

Depuis le début de l'ère QSI, Paris n'avait jamais été aussi faible face au top 4 de la Ligue 1. Même quand le titre avait été gagné par Monaco en 2017 (2 victoires, 2 nuls, 2 défaites) ou Montpellier en 2012 (2 victoires, 3 nuls, 1 défaite). C'est bien simple, entre le début de la saison 2011-2012 et juin dernier, le PSG a pris 1,75 point par match face aux équipes qui ont terminé dans le top 4 du championnat de France. Cette saison, cette moyenne est tombée à 0,66. Une différence énorme qui explique largement le retard du PSG sur ses habituels temps de passage à l'approche de la dernière ligne droite.


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