L1 (J6) : Le PSG dompte Lyon sur le fil

Reuters
L'histoire retiendra que c'est contre Lyon, pour la plus belle affiche de Ligue 1 diffusée en mondiovision, que Lionel Messi a connu sa première titularisation au Parc des Princes. Pour les forces en présence, pour les dynamiques et pour la rivalité nouvelle entre ces deux places fortes, ce PSG-Lyon avait de l'allure. Avec sa pléiade de stars, le club de la capitale avait une réponse à donner, quatre jours après le premier accroc de sa saison, à Bruges. L'opposition s'y prêtait. C'était un test grandeur nature. Car l'OL a bien trouvé son rythme de croisière depuis quelques semaines après un démarrage poussif.

La première curiosité du jour résidait dans la présence de Kylian Mbappé dès le coup d'envoi de la rencontre. Touché à un orteil lors du déplacement en Belgique, le champion du monde a finalement été titularisé dans un système en 4-2-3-1 où Di Maria prenait place aux côtés de Messi et Neymar. Autre choix fort de Pochettino : la titularisation de Donnarumma dans les buts aux détriments de Navas. En face, l'OL, sans Demélé, devait également bricoler en pointe avec la présence de Toko-Ekambi, épaulé par le trio Shaqiri-Paqueta-Aouar. Boateng, lui, découvrait ce qu'il se fait de mieux en Ligue 1.

Messi a pris ses marques... avant de sortir


Il n'a pas fallu attendre longtemps pour se plonger dans le grand bain. On a vite constaté que les Lyonnais étaient venus pour regarder Paris dans les yeux. Les premières minutes ont donc laissé place à une forte intensité, avec des étincelles de chaque côté et plusieurs situations intéressantes impulsées par les flèches - Toko-Ekambi côté lyonnais, Mbappé dans les rangs parisiens. Messi, Neymar et Di Maria n'ont pas été en reste. Tout ce beau monde s'est illustré par quelques combinaisons de haute voltige. C'est d'ailleurs sur un échange entre les deux anciens Barcelonais que Lopes a dû sortir le grand jeu en déviant une frappe croisée de Messi, décalé par une talonnade géniale de Neymar (32e).

Par ses une-deux, ses déplacements entre les lignes, son expression aussi, entre sourire de plaisir et rictus de ratés, Messi redevient progressivement Messi sous cette nouvelle tunique. L'Argentin trouve ses repères et retrouve ses sensations - dans la passe (Mbappé peut en témoigner) comme dans la frappe. Il aurait pu et dû débloquer son compteur sur un coup-franc quasi-parfait à une trentaine de mètres plein axe, mais sa merveille de frappe enroulée est venues fracasser la lucarne de Lopes (39e). Il ne manquait pas grand chose pour que le match bascule, vraiment. Un zeste de réussite dans le dernier geste, tout au plus.

Neymar a donné une réponse


Ce réalisme, ce sont les Lyonnais qui l'ont eu dès le retour des vestiaires. Sur un ballon d'apparence anodine, Toko-Ekambi, parti en profondeur côté gauche, s'est joué de l'arrière-garde parisienne avant de distiller un centre précis repris par Lucas Paqueta, étrangement seul devant le but de Donnarumma (0-1, 54e). Piqués, les Parisiens se sont alors révoltés. Et c'est de Neymar que la lumière est venue. L'international auriverde a rappelé à qui veut l'entendre qu'il pouvait toujours être ce dribbleur virtuose capable de forcer n'importe quel verrou. C'est ainsi que le numéro 10 a obtenu un penalty sur un crochet dévastateur avant de le transformer pour remettre les deux équipes à égalité (1-1, 65e). Un éclair bienvenu, alors que l'influence de Messi s'était quelque peu estompée dans cette phase du match.

Pochettino a utilisé ses dernières cartouches en fin de match - avec l'entrée en jeu du très offensif Hakimi à la place de... Messi à un quart d'heure de la fin, et celle, moins attendue, de Mauro Icardi. C'est pourtant ce dernier qui a endossé le costume de sauveur, au bout des arrêts de jeu. Sur un centre parfait de Mbappé, l'Argentin a pris le dessus pour placer un coup de tête parfait (2-1, 90e+4). Reçu six sur six, le PSG continue de capitaliser.

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