L1 (J21) : L'OM se contente d'un point face à Lille

Après réflexion, Jorge Sampaoli devra peut-être revenir à son approche originelle. Ambitieuse, astucieuse, parfois périlleuse et souvent illisible. Avec ses qualités et ses défauts, en somme, inhérents à la prise de risque. Car depuis que l'Argentin a corrigé le tir pour solidifier son équipe, cet OM a peut-être perdu en partie ce qui faisait sa force et son charme. Passe encore lorsque les points pleuvent pour contrebalancer l'impression globale. C'est un peu moins le cas depuis un moment. En oubliant un peu la photographie du classement, ce match face à Lille était un vrai test pour les Marseillais. Ils ne l'ont pas totalement passé.

 

Lille frappe fort d'entrée


Il faut dire que tout a franchement mal commencé pour l'OM, qui a mis du temps à entrer dans son match. Venus pour quadriller le terrain assez bas avant d'exploser à la récupération du ballon, les hommes de Gourvennec ont allumé une première mèche par Yilmaz d'entrée de jeu (5e). Dans la foulée, Lille douchait le Vélodrome sur un coup de casque de Botman, étrangement libre sur corner (0-1, 15e). Dans ce temps faible, les Marseillais ont eu le mérite de rester en vie grâce à Pau Lopez, qui a évité le break sur une nouvelle tentative de Burak Yilmaz (22e).

Un nouveau match a alors commencé. L'OM a enfin lâché les chevaux pour intensifier la pression sur la défense lilloise. Payet a contraint Grbic à s'employer une première fois sur un coup franc excentré (29e). Et le ciel s'est encore éclairci pour Marseille lorsque Benjamin André a laissé ses coéquipiers à dix, quelques minutes plus tard, pour un second avertissement (32e). En supériorité numérique pendant presque une heure, la bande à Sampaoli se confrontait alors à sa problématique du moment : trouver des décalages face à un bloc bas.

 

L'OM limite la casse

 




Dans cet exercice, sa réussite a été inégale - c'est peu de le dire. Au retour des vestiaires, les Marseillais ont manqué de créativité pour inquiéter ce LOSC défensif. Il a fallu une prouesse individuelle pour que le match prenne une autre tournure. Sur une merveille de frappe enroulée, Cengiz Ünder a réalisé sa spéciale pour relancer l'OM et mettre un peu de folie dans le dernier quart d'heure, confirmant ainsi son statut d'homme providentiel de son équipe ces dernières semaines.

Dès lors, les vagues se sont multipliées sur le but lillois, mais on en vient donc au second axe de progression de l'OM : le réalisme. Avec un peu plus de précision et de promptitude, Marseille aurait pu et dû remporter ce match mais il a manqué un petit quelque chose dans le dernier geste, à l'instar de Gerson, dont le missile est passé à côté (88e). En dépit d'une fin de match âpre, intense et presque confuse, Lille a conservé son point. Confortablement installé sur le podium, l'OM manque l'occasion de revenir à hauteur de Nice.

 


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