Incidents OL-OM: Payet porte plainte "dans le cadre de l'enquête de la procureure de Lyon" (OM)

Reuters

S'il n'a pas porté plainte directement, le club, qui confirme la procédure engagée par son joueur, annoncée initialement par RMC Sport, a précisé qu'il allait se constituer partie civile dans ce dossier. Le N.10 de l'OM, "très choqué" par cette agression qui a entraîné l'arrêt définitif du match contre l'Olympique lyonnais dimanche soir, a consulté la médecine du travail sur demande de la procureure de Lyon, a ajouté le club phocéen, sans pouvoir préciser si un arrêt de travail lui a été délivré.

"Il a eu très peur et il en a marre", a insisté le club auprès de l'AFP, en rappelant que "c'est le seul joueur qui s'est mis en avant sur ce sujet" des débordements des supporters, et qu"il l'a fait de son propre chef". Avant le match contre le Paris SG au Vélodrome, le 24 octobre, Payet avait ainsi appelé au calme dans une vidéo. Mais il n'avait pas été entendu par les supporters olympiens, qui avaient visé Neymar et Lionel Messi lorsque ceux-ci tiraient les corners. "Je veux remercier ceux qui ont joué le jeu, parce qu'on ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac", avait-il réagi ensuite: "Pour d'autres, malheureusement, j'ai vu des bouteilles, des chargeurs, des briquets... Des choses que j'ai déjà vues contre moi, donc je sais ce que c'est. Des supporters ont été moins exemplaires et ils ne peuvent pas se dire supporters de l'OM".

De fait, Dimitri Payet est régulièrement visé par les supporters adverses et il avait déjà été touché par une bouteille pleine d'eau, dans le dos, alors qu'il s'apprêtait à tirer un corner à Nice, fin août. Réagissant avec colère, il avait renvoyé la bouteille dans les tribunes, entraînant involontairement l'envahissement de la pelouse par plusieurs supporters des Aiglons, et l'arrêt définitif de la rencontre, là encore.

L'incident dimanche soir, lors du dernier match de la 14e journée de la Ligue 1, a eu lieu à peine cinq minutes après le coup d'envoi. Il aura ensuite fallu deux heures aux autorités sur place, et notamment à l'arbitre de la rencontre, Ruddy Buquet, pour décider d'arrêter définitivement la rencontre. Cette décision a entraîné un véritable imbroglio mêlant dirigeants lyonnais, marseillais, l'arbitre de la rencontre, la Ligue de football professionnel (LFP) et la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, chacun refusant d'endosser la responsabilité de l'arrêt du match.


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