Incidents OL-OM : Les confidences de Longoria


C'est mercredi que la commission de discipline de la LFP rendra son verdict concernant le match interrompu entre l'OL et l'OM, le 21 novembre dernier sur la pelouse du Groupama Stadium. Après à peine 3 minutes de jeu, Dimitri Payet avait pour rappel été touché par une bouteille remplie d'eau sur la tête alors qu'il s'apprêtait à exécuter un corner. Sondé dans les colonnes de l'Equipe ce mardi, Pablo Longoria, le président du club phocéen, a notamment été sondé au sujet de sa compréhension dans le cas d'un match qui pourrait être rejoué en fonction de la décision de la commission.

"Si chaque fois qu'un match est interrompu, on doit le rejouer..."


"Si c'est le cas, on devra l'accepter. On doit prendre de la hauteur et penser au bien commun, je l'ai dit. C'est une décision qui aura une conséquence pour tous les clubs français, pas seulement pour l'OL et l'OM. Si chaque fois qu'un match est interrompu, on doit le rejouer... Dans le monde du foot européen, la réaction du cœur pour 90 % des gens est de demander match perdu à l'équipe dont les supporters se sont mal comportés. Je ne pense pas que donner le pouvoir à un spectateur d'influer sur le résultat d'un match soit une bonne idée pour l'équité sportive non plus. Est-ce qu'un supporter, individuellement, peut déterminer le résultat d'un groupe de joueurs qui travaille toute une saison pour aller le plus haut possible ?", a-t-il expliqué.

"L'image du foot français est en danger"


Plutôt favorable à des sanctions individuelles, Pablo Longoria a estimé que le moment était venu de frapper un grand coup afin d'engendrer une prise de conscience générale. "C'est le moment de frapper fort contre ceux qui provoquent des incidents dans les stades. Il faut qu'un règlement soit appliqué à toutes les équipes. On ne peut se demander chaque semaine quelle est la meilleure sanction", a affirmé le dirigeant. Désireux de prendre de la hauteur sans s'arrêter à la simple défense de son club, Longoria a également considéré que l'image du football français était dans une situation délicate. "C'est la nature humaine de chercher à défendre ses intérêts, de défendre les institutions que l'on représente. Mais je crois que ces incidents peuvent affecter tout le monde, dans n'importe quel stade. On doit donc faire front commun, travailler ensemble et donner du pouvoir à la Ligue sur ces questions. L'image du foot français est en danger", a indiqué le président de l'OM.

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