Rami veut "donner tort à certains dirigeants"

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"Aujourd’hui, on a l’impression que moins on parle, plus on est en tort…"  Moins d’une semaine après l'annonce de son licenciement par l’OM pour faute grave, Adil Rami est sorti du silence, lundi sur les ondes de RMC Sport. Une intervention assez musclée contre ses anciens employeurs, qu’il prend soin de ne pas nommer et auxquels il compte répondre sur le terrain. Peut-être en restant en France. "J’y pense parce que j’ai envie de donner tort à certaines décisions prises par certains dirigeants", lâche-t-il ainsi, amer envers le président du club marseillais, Jacques-Henri Eyraud.

"Mais aujourd’hui, je ne sais pas, ajoute le défenseur central de 33 ans. Que ce soit en France ou à l’étranger, je suis ouvert et prêt à aller au combat, à redevenir le Adil Rami que vous connaissez. Je ne suis pas du tout fermé. Je suis footballeur et je veux rejouer au football. Je veux trouver un club pour montrer que je suis encore là." Depuis le début de l’été, le champion du monde tricolore s’entretient physiquement, ce qui l’aide à tenir mentalement. "Ça va, assure-t-il. Je suis fidèle à moi-même, j’essaie de garder le moral, de rester positif et d’avancer. Je reste optimiste."

"Un grand désaccord"

"Dès mes premiers jours de vacances, j’ai commencé une préparation physique, explique-t-il. J’avais en tête de prendre une revanche par rapport à ma saison dernière à l’OM et je voulais rester à Marseille, mais on m’a coupé l’herbe sous le pied. Aujourd’hui, je suis libre et déterminé." Si le conflit qui l’oppose aux Phocéens – "il y a eu un grand désaccord avec les dirigeants mais je laisse mes avocats s’en occuper", souffle-t-il – l’a empêché de se projeter vers la suite, le natif de Bastia compte vite tourner la page et reprendre le fil de sa carrière: "Aujourd’hui, tout est possible."

"Comme on a pris du temps avec l’OM, les gens ne connaissaient pas vraiment ma situation. Le plus important pour moi, c’est le football, de sentir la pelouse. J’ai envie de retrouver le terrain, de chambrer, de me faire chambrer, assure-t-il. J’ai eu beaucoup d’appels, j’ai eu la chance de parler à beaucoup de présidents, mais on attend." Et Adil Rami de souhaiter "bonne chance" à ses anciens coéquipiers et aux supporters. A tous ceux qui sont "avec et pour l’OM, du début jusqu’à la fin, parce que j’arrive à faire la différence". Son dernier tacle à la direction olympienne.

 

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