Pour l’Europe, Rennes fera un Paris

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Pas facile quand on s’appelle le Stade Rennais, et qu’on a le plus souvent vécu des saisons anonymes et sans échéance majeure, de conclure un exercice déjà historique, au terme duquel le club breton court non pas un mais bien deux lièvres à la fois.

Il y a cette finale de Coupe de France à venir face au PSG (*), pour laquelle toute une région se prend à rêver d’un impossible exploit. Mais il y a aussi la course à l’Europe et ce grand frisson de la Ligue Europa, expérimenté jusqu’en huitièmes de finale par les joueurs de Julien Stéphan : Rennes y a goûté et Rennes veut y retourner.

Benitez tient la baraque 

Mais encore faut-il ne pas gâcher des points précieux, surtout à domicile face à des adversaires directs. Cinq jours après la défaite à Nîmes (3-1), la réception de Nice commandait de renouer avec un succès qui fuit Hatem Ben Arfa et les siens en Ligue 1 depuis quatre matches. Au lieu de quoi, ce partage des points au Roazhon Park (0-0) n’arrange personne.

Les Rennais avaient bien démarré les plus forts. Aux deux extrémités du terrain, chacun se chargeait de son boulot : Damien Da Silva de manière pas très glorieuse avec cette semelle fatale à la pépite niçoise Lamine Diaby Fadiga, sorti sur blessure (11e) et ‘HBA’ sur un coup franc magnifique, qui heurtait le poteau d’un Walter Benitez battu (12e), avant que M’Baye Niang ne sollicite dans la foulée l’Argentin (13e). Une première période qui va finir par ronronner.

La parité se dessine, avant que les Rennais ne retrouvent l’accélérateur. Mais ce diable de Benitez veille et bénéficie d’une sacrée baraka avec ces deux nouveaux montants touchés par Adrien Hunou de la tête (80e) puis à bout portant (82e) en raison toutefois d’une parade décisive du dernier rempart niçois. Ignatius Ganago aurait pu braquer un succès en fin de match (88e), mais c’est surtout le verrou azuréen qui a encore tenu (3e clean sheet de rang pour la 3e meilleure défense de L1 avec 29 buts concédés, ndlr). Et le gagnant du jour… Montpellier qui, dans cette course à l’Europe, a su dans même temps dominer Toulouse (2-1) et doubler Nice pour revenir à deux points de la cinquième place, qui sera qualificative. Si le PSG s’impose en finale de la Coupe de France : Rennes, relégué à sept points, sait ce qui lui reste à faire.   

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(*) La finale de la Coupe de France aura lieu le samedi 27 avril, au Stade de France (21 heures).