Ligue 1 : Un championnat plus serré que jamais ?

Anthony BIBARD / FEP / Panoramic
Si le Paris Saint-Germain a l’air de se diriger tranquillement vers 9eme titre en Ligue 1, le 3eme de suite, derrière c’est la pagaille. Ce lundi, et malgré un match en moins à la suite du report de la rencontre contre Monaco, le champion de France compte en effet cinq longueurs d’avance sur son dauphin, l’Olympique de Marseille. Sur une série de quatre victoires de suite, dont deux contre des concurrents directs, les Phocéens ont fait un premier écart en ce début de saison sur les autres clubs de Ligue 1. Pour autant, une spirale positive ou négative et la donne pourrait considérablement changer.




En effet, derrière, seulement six points séparent Angers (3eme, 24 points) de Brest (15eme, 18 points). Alors que le tiers du championnat s’est déjà écoulé, cette édition 2019-20 semble des plus homogènes, sans pour autant savoir s’il faut s’en inquiéter ou non. Ainsi, des gros clubs, tels que Lyon (7eme, 22 points) et Monaco (14eme, 18 points), n’ont finalement pas payé si cher que ça mathématiquement leur mauvais début d’exercice. Autre exemple, fin novembre, le deuxième de Ligue 1 et le dernier n’étaient séparés que de neuf points, soit une situation inédite depuis 1987 !

« Tout le monde peut battre tout le monde »

Dans le même temps, avec 20 points en 12 rencontres, Angers était alors le dauphin faible de l’histoire du championnat de France, à égalité avec Lyon (1975-76) et Bastia (2000-01). « C’est un championnat très bizarre où le dernier peut battre le deuxième et le troisième, puis perdre contre l’avant-dernier le week-end d’après. C’est pour ça aussi qu’il faut prendre de l’avance et qu’aucun match n’est à négliger », résumait très justement Morgan Sanson, le milieu de l’OM, au sujet de cette saison si serrée pour l’heure.


« C’est le championnat le plus homogène que j’aie vu. Tout le monde peut battre tout le monde. Reims va gagner à Paris et se fait battre chez lui par Dijon, qui était décroché mais qui est revenu dans la course au maintien. Pour l’instant, il n’y a pas de normalité dans les résultats », confiait début novembre Olivier Dall’Oglio, l’entraîneur de Brest. Même son de cloche du côté d’Angers avec Stéphane Moulin. « Je pense que toute la saison notre championnat sera perçu comme bidon. C’est un manque de respect pour toutes les équipes qui travaillent. Qu’on ait la délicatesse de saluer les équipes qui sont en haut de tableau, mais ne devraient pas l’être », s’emportait ce dernier. Reste à savoir si la situation perdurera ou si tout rentrera dans le rang avec le temps.