Le dilemme de Loïc Perrin

Panoramic
Deuxième joueur le plus âgé de l’effectif stéphanois derrière Mathieu Debuchy, pour quelques jours, Loïc Perrin (35 ans en août) a trouvé comment se maintenir en forme durant cette période de confinement. "On a chacun un programme physique individualisé. On fait attention aussi à ce que l’on mange. Comme lorsqu’on est blessé. On cuisine nous-mêmes mais on peut faire appel aux conseils du diététicien en cas de besoin. Ceci dit, désherber et jardiner m’aident à brûler des calories !", a confié l’historique capitaine de l’ASSE au Progrès.

Une nouvelle distinction


Historique, il est l’un à plus d’un titre. Il est d’ailleurs devenu en février, avec 277 capitanats, le joueur à avoir le plus porté le brassard en Ligue 1 ces 20 dernières années, devant Mickaël Landreau (276) et Rio Mavuba (268). Sauf que Perrin, lui, s’est offert cette nouvelle distinction sous les couleurs du même club, le seul qu’il ait connu durant sa carrière professionnelle. Et avec qui il a fini par remporter son premier titre en 2013, avec la Coupe de la Ligue. Troisième joueur le plus capé de l’histoire des Verts (469 matchs), il arrive en fin de contrat en juin. Interrogé sur son avenir avant l’entame de cet exercice 2019-2020, il expliquait ne pas exclure d’arrêter, mais surtout vouloir attendre la fin de saison : "Je ferai le point pour savoir si ça va physiquement. Si c’est le cas, je continuerai. En tout cas, l’envie et le plaisir sont là."

Pas l’ambition d’être entraîneur


Physiquement, celui qui n’a pas été épargné par les blessures durant sa (longue) carrière, débutée en 2003, les avait plutôt évitées cette saison. Jusqu’à sa glissade à l’entraînement le 20 février, qui lui a valu d’être touché à la hanche et aux ischio-jambiers. Et il n’a plus rejoué depuis. Reste à voir aussi quelle sera motivation après cette saison particulièrement compliquée pour le club du Forez, 17eme du classement lors de sa suspension en raison de la pandémie de coronavirus. Il aura toujours la possibilité d’intégrer l’organigramme de l’ASSE, puisqu’il possède une clause de reconversion dans son contrat. "Ça fait un moment que je l’aie, avouait-il encore l’été dernier. Au départ, je ne savais pas trop. Là, j’ai une idée plus précise. J’ai attaqué une formation sur deux ans qui me permet de connaître le fonctionnement d’une organisation sportive, en l’occurrence un club. Là où je me verrais le plus, c’est dans la direction sportive. Pas sur le terrain en tant que coach. Ce n’est pas ce qui m’attire aujourd’hui. Après, ça pourra peut-être changer…" Réponse dans quelques mois ?