Gasset, un avenir en suspens

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« Sainté » est soudain tombé de haut : les Verts, portés par leur belle dynamique, s’étaient pris à rêver de Ligue des champions. Et puis la défaite dans le Chaudron, face à Montpellier (0-1) vendredi dernier, aux allures de sacrée balle dans le pied, est venue doucher les ambitions du peuple stéphanois, qui s’était pris à espérer un finish grandiose, où le rival lyonnais serait doublé dans la dernière ligne droite pour accéder au podium et donc à la prochaine C1.

Au lieu de quoi, l’équipe de Jean-Louis Gasset, frappée au moins autant que ses fidèles supporters par ce réveil brutal, a dû repartir cette semaine à l’entraînement pour défendre dès ce samedi, à Geoffroy-Guichard (21 heures), contre Nice, cette quatrième place, synonyme de retour en Ligue Europa et sur laquelle lorgne Montpellier à seulement quatre points au classement, avant ces deux dernières journées de championnat.

"Ne venez pas nous polluer"

Et comme pour ne rien arranger à ce premier coup de bambou, voilà que se pose la question de l’avenir de l’homme à l’origine du redressement stéphanois : Jean-Louis Gasset (65 ans), après une entrevue lundi dernier avec ses dirigeants, pourrait ne pas honorer sa dernière année de contrat et choisir de lever l’option qui l’autorise a priori à s’éclipser dès ce mois de juin.

Une perspective confortée par l’intéressé lui-même lors de sa conférence de presse ce jeudi, où on a pu constater que le technicien sexagénaire était un adepte de séries : "Je vous le dirai en temps voulu… Si vous regarder une série, au 36e épisode, vous ne pouvez pas savoir la fin puisqu’il y en a 38, non ? Voilà… Laissez-nous travailler, laissez-nous arriver à l’objectif, après ce n’est pas primordial tout ça… Le primordial, c’est qu’on finisse quatrième et je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour arriver à cet objectif-là. Après, on passera au plan B…" Un plan B qui pourrait prendre la forme d’un retour aux sources à Montpellier et que confirme d’ailleurs Bernard Caïazzo, le président du conseil de surveillance dans les colonnes du Progrès (voir par ailleurs). En attendant, Gasset réclame qu’on lui fiche la paix…

"La semaine dernière, vous m’avez bassiné avec votre Ligue des champions, s’agace-t-il en s’adressant aux médias. Aujourd’hui,  ça y est, vous êtes retombés… Moi, j’étais retombé avant. Si c’était arrivé, ç’aurait été miraculeux, mais je voulais qu’on confirme, et on n’a pas confirmé. Donc laissez-nous confirmer cette quatrième place. Il faut gagner un match sur les deux, on va essayer de gagner le premier, mais j’attends le 38e épisode. (…) Ne venez pas nous polluer, les joueurs et moi, l’esprit pour savoir ce qu’on fera dans deux mois." Et de conclure sur cette précision : "J’ai le même discours dans le vestiaire. (…) Même les joueurs que j’ai fait venir, ils ne savent pas..."

Gasset : "Mon avenir ? J'attends le 38e épisode"