Au plaisir de l'OM

Reuters

L'Olympique de Marseille fêtait ce dimanche soir ses 120 ans, et le Stade Vélodrome a été à la hauteur de l’événement, incandescent. Les joueurs d'André Villas-Boas, eux, sont loin d'avoir livré une prestation historique, mais ils ont assuré un bel essentiel en décrochant un succès 1-0 face à l'AS Saint-Etienne. Cela fait donc six points pris en quatre jours pour les Phocéens, qui avaient fait le plein à Nice (1-2) mercredi soir. Et six points pris, au passage, face à de possibles adversaires directs pour les places européennes.

Cette belle semaine porte le sceau de Dario Benedetto. Après avoir fait oublier son penalty manqué à Nantes (0-0) en ouvrant son compteur à l'Allianz-Riviera, l'attaquant argentin a marqué le seul but de la rencontre, à la conclusion d'un beau mouvement collectif où il est au départ, avec une belle remise pour Bouna Sarr, et à la conclusion, à la réception du centre de Morgan Sanson (1-0, 33e). Un vrai but d'avant-centre, de la part de la recrue phare de l'été, qui a montré de belles choses: une frappe lointaine dans le petit filet (55e) et une "Madjer" dans la surface (58e), pour faire passer quelques frissons dans le Vélodrome.

L'OM a fini "sur les rotules"

En dehors des actions de Benedetto, et des rushs en fin de match d'Amavi (87e) et de Thauvin (90e+5), dont c'était la première entrée de la saison, l'OM s'est surtout contenté de subir. Avant le but, les Olympiens n'avaient pas touché le moindre ballon dans la surface, alors que les Verts étaient venus avec une composition prudence, en 5-3-2. En seconde période, les Ciel et Blanc ont montré une belle combativité et une belle résistance, à l'image de M'Vila (57e), Khazri ou Bouanga (63e), toute contrées. "On a fini sur les rotules, mais quand on a ça derrière nous (le public, ndlr), on est obligé de tout donner", expliquera Maxime Lopez sur Canal+ au coup de sifflet final.

Si l'on excepte cette intervention très limite de Jordan Amavi, qui a esquinté la cheville de Palencia (sorti sur blessure) sans récolter plus qu'un carton jaune, et les deux arrêts de Steve Mandanda en fin de rencontre (78e, 81e), l'OM n'aura pas énormément tremblé. Avec sept points au compteur, soit autant que Lyon, plus que Lille et Saint-Etienne, et seulement deux de moins que les leaders (Paris, Rennes, Nice et Angers), la formation d'André Villas-Boas va pouvoir aborder la trêve internationale dans une position confortable, ce qui était loin d'être acquis après les deux premières journées. Cela permettra aussi à l'OM de vivre une dernière journée de mercato plus sereine, avec le probable départ de Luiz Gustavo en Turquie, et l'arrivée espérée de Valentin Rongier.