Grealish, un cap à franchir

Reuters
Tout est remis dans l'ordre. Alors que Jack Grealish menaçait l'éclosion de Phil Foden, qui jouait moins en début de saison après son retour de blessure, ce dernier vient de livrer une semaine passée si exceptionnelle qu'il n'y a plus de débat. Sauf que de plus en plus de supporters se rendent à l'évidence : Grealish ne jouerait pas autant s'il ne portait pas sur ses épaules le poids de son immense transfert de l'été (environ 117 millions d'euros, record historique en Premier League), qui contraint forcément Pep Guardiola à insister. Les débuts de l'ancien joueur d'Aston Villa étaient presque trop beaux pour être vrais : contre Norwich (5-0), le 31 août, il était devenu le premier Anglais de Manchester City à marquer pour son premier match à domicile depuis Frank Lampard en 2014.

Puis, en Ligue des champions, à l'occasion du 6-3 infligé à Leipzig, il était aussi devenu le premier joueur anglais depuis Wayne Rooney, en 2004, à être à la fois buteur et passeur décisif pour son premier match de C1. Sauf que depuis, Grealish reste sur six matchs sans but. Il n'avait pas réussi non plus une autre passe décisive, une série à laquelle il vient de mettre fin à Brighton (1-4). Les observateurs restent mitigés, alors que la nouvelle star du football anglais traverse une logique période d'adaptation au milieu d'une ribambelle de joueurs hors normes déjà habitués à respecter les consignes particulières de Pep Guardiola. L'entraîneur catalan a toujours été un fan absolu de Grealish, qu'il trouvait déjà fantastique lorsqu'il évoluait à Aston Villa.

L'ancien coach du Barça concède néanmoins de petits réglages à trouver sur l'hygiène de vie : "On a parlé de ce qu'il doit faire quand il n'est pas avec nous, manger, se reposer, dormir et vivre 24 heures sur 24 juste pour son métier. Il a été excellent, il a joué presque tous les matchs à un bon niveau et je suis sur qu'il va s'améliorer." Quelques contradictions dans la même phrase, donc, mais une vérité : Grealish a effectivement presque tout joué, titulaire onze fois sur douze en Premier League et Ligue des champions pour deux buts et trois passes. "Je dois encore trouver sa meilleure place", conclut encore Pep Guardiola. Sa mentalité est bonne, c'est un rythme différent pour lui car il n'avait encore jamais joué tous les trois jours. C'est un bon défi pour lui." Surtout, il n'est pas au plus mauvais endroit pour le relever.

>