EFL Cup : Arsenal, la Coupe comme seul espoir ?

Reuters

On aimerait répondre oui à ce titre et dire qu'Arsenal a les moyens, ce mercredi soir, de claquer cinq buts à West Bromwich Albion en EFL Cup. Car Arsenal, finaliste de la Ligue Europa en 2019, vainqueur de la FA Cup 2020 a des arguments prouvant sa qualité. Problème, les Gunners restent les Gunners et les jouer ne fait plus aussi peur qu'avant. Brentford peut en témoigner. Le promu anglais s'est fait un malin plaisir à fêter ses retrouvailles avec la Premier League en ouverture de la saison (2-0) avant que le voisin londonien (Chelsea) ne rappelle sa supériorité en infligeant un score net et sans bavure (2-0).

En l'espace de deux semaines, Mikel Arteta et ses joueurs ont plongé dans une spirale au mieux difficile au pire insoutenable. Déjà, la préparation des Rouge et Blanc avait été complètement ratée avec ces trois défaites (Hibernian, Tottenham, Chelsea) et son match nul (Glasgow Rangers). La suite n'en a été que plus orageuse. S'il est vrai que l'ancien adjoint de Pep Guardiola à Manchester City était amputé de neuf joueurs au coup d'envoi contre les Blues (Pierre-Emerick Aubameyang, trop juste pour jouer pendant 90 minutes, Alexandre Lacazette, Hector Bellerin, Thomas Partey, la recrue Ben White et son associé en charnière centrale Gabriel), il n'empêche qu'il réside une drôle d'ambiance à Arsenal.

Aucun projet lisible

Car plus que le niveau des joueurs, le marasme ambiant au sein du club est ce qui interpelle le plus. L'impression que les coachs ont beau défiler à la tête de la formation londonienne, rien ne change. Arsenal restera toujours Arsenal, capable de jolis coups comme de se prendre les pieds dans le tapis aux pires endroits. Et le pire dans tout ça, c'est que généralement, les obstacles d'Arsenal sont indiqués à l'avance... Le mal qui ronge les Gunners depuis plusieurs années maintenant, en dépit du départ d'Arsène Wenger dont les amoureux du club ont bien du mal à se remettre, est l'absence de projet distillé par la direction, Stan Kroenke le propriétaire en tête.

Que ce soit pour l'équipe première ou le club dans son entité, on ne distingue aucune volonté d'améliorer les choses ni de réflexion massive. On se contente de naviguer à vue, de tenter des petits coups par-ci par-là (Willian...) en espérant faire mouche ou illusion quelques instants. Cet été, Arsenal a dépensé 147 millions d'euros dont 58,50 seulement pour Ben White, le défenseur de Brighton (les autres sont Lokonga, Tavares, Odegaard, Ramsdale). Là-encore, il sera bien difficile de critiquer l'investissement du club au sens strict du terme sauf que le cap visé est lui, loin d'être aussi clair.

Les jeunes Bukayo Saka (rincé par ses efforts fournis à l'Euro), Gabriel Martinelli, Emile Smith-Rowe sont des éléments moteur pour la suite des évènements mais l'ensemble reste bien terne. Nous pourrions nous féliciter de quelques événements joyeux au sein du club mais, sans faire offense aux autres formations de Premier League, Arsenal n'est pas un club anodin et mérite de revivre ses gloires d'antan, à l'époque des Invincibles. Problème, on ne sait pas qui à l'heure actuelle, détient les clés de la machine à remonter le temps.


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