Valence, une crise ouverte

Reuters

Difficile de faire pire. Peter Lim a sans doute ses raisons pour avoir renvoyé son entraîneur, Marcelino, mais il faut bien reconnaître que le tempo est catastrophique. La crise couve depuis cet été entre l’actionnaire et la direction sportive et beaucoup imaginaient que les divergences de vue pousseraient à un divorce avant même le début de la saison. En ce sens, avoir attendu jusque-là pour le lâcher avant même la mi-septembre paraît incroyable.

Encore plus avec deux déplacements à Barcelone samedi puis à Londres pour affronter Chelsea lors de la première journée de la phase de groupes de la Ligue des champions mardi prochain… Une décision qui, de surcroît, va à l’inverse des souhaits du groupe à fond derrière l’entraîneur qui leur avait permis de gagner la Coupe d'Espagne et de se hisser en Ligue des champions. Plusieurs joueurs, et pas des moindres, ont ainsi publiquement pris fait et cause pour Marcelino.

 

 

"Mister, je te souhaite le meilleur. Je suis sûr que ça se passera bien où que tu y ailles et où on te laissera travailler. Merci pour avoir fait grandir le club et avoir fait de moi un meilleur footballeur", a écrit Dani Parejo le capitaine sur Twitter. Rodrigo a lâché un "Merci pour tout", Gaya, autre capitaine s’est fendu d’un "Merci d’avoir fait de nous une équipe championne. Bonne chance pour la suite." Garay s’est uni à eux en remerciant également son ancien coach.

Tout le club est désormais tourné vers la suite des événements. Mais pour beaucoup, cette décision invraisemblable sera très dure à digérer avec des conséquences qui se mesureront dans le temps.

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