Valence, le grand flou

Panoramic

Les supporters de Valence n’attendent que ça. Alors qu’ils réclament depuis plusieurs années le départ de l’imprévisible propriétaire Peter Lim, un prétendant au rachat s’est déclaré en début de semaine. Il s’agit de Tunku Ismail ibni Sultan Ibrahim, prince du Johor, un état du sud de la Malaisie. Un prétendant de 36 ans dont la fortune familiale est estimée à quelques 750 millions d’euros, et qui est un vrai passionné de football.

"Je suis un prince, pas un businessman. Ce n’est pas l’argent qui me motive, mais la gloire et l’histoire, a-t-il déclaré sur Instagram pour expliquer son envie de racheter le club che. Mon amour pour le football n’est pas un secret. Je ne suis pas nouveau dans le milieu. J’ai repris un club (le Johor FC, ndlr) qui se battait tous les ans pour éviter la relégation et j’en ai fait un champion dominant. J’ai gagné 16 titres en huit ans. On est le plus grand club d’Asie du Sud-Est et l’un des plus grands d’Asie."

 

Le démenti de Lim


Pour ce prince malaisien, Valence a "besoin de quelqu’un de passionné, qui connaît le football et a faim de succès. Et qui sait à quel point Valence est un grand club." Un accord avec Peter Lim a même été évoqué, mais l’homme d’affaires singapourien a démenti vouloir vendre le club, par le biais de son président Anil Murthy. Mais la presse valenciane, à l’image de Superdeporte, insiste et assure même que le prince du Johor va débarquer la semaine prochaine.

Interrogé sur cette possible arrivée en conférence de presse, à la veille du derby face à Villarreal, le très menacé entraîneur Javi Gracia a préféré ne pas réagir, alors que son équipe, qui reste sur une lourde défaite à Getafe (3-0), se traîne à la 14e place du classement de la Liga, avec seulement cinq longueurs d’avance sur Alaves, premier relégable, après avoir dû céder la plupart de ses meilleurs joueurs l’été dernier en raison des difficultés financières du club ché, dont le propriétaire est toujours en conflit avec la mairie. Qui verrait également d’un bon œil son départ. Mais comme le disait sa fille l’été dernier sur Instagram : "Le club est à nous et on peut faire ce qu’on veut avec." La fin de la chaotique ère Lim n’est donc peut-être pas encore pour tout de suite…

Getafe punit Valence !

 


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