Judo - Blanc-Mesnil : Gneto a porté plainte contre Malonga et Pinot !

Six ans après que Clarisse Agbegnenou a été condamnée à 70 heures de travaux d'intérêt général, à une amende de 2 780 euros et à un an de suspension de compétition avec sursis, le judoka français se retrouve de nouveau entaché par une affaire de violences présumées. Dans son édition de vendredi, le journal L'Equipe révèle ainsi qu'Astride Gneto a déposé plainte récemment devant le parquet de Créteil contre deux de ses coéquipières au club de l'Etoile sportive du Blanc-Mesnil et elles aussi chefs de files de l'équipe de France féminine de judo Madeleine Malonga, championne du monde en -78 kg l'année dernière, et Margaux Pinot, troisième de ces mêmes Mondiaux mais chez les -70 kg, suite à des faits remontant au 2 octobre dernier à Brest en marge de Championnats de France par équipes ayant sacré l'ESBM pour la troisième année consécutive. A l'entendre, la championne de France des -52 kg se serait fait insulter puis gifler lors d'une violente altercation survenue dans une chambre de l'hôtel brestois où l'équipe de Blanc-Mesnil avait pris ses quartiers, et ce quelques minutes seulement après la fin d'une réunion organisée précisément par l'entraîneur de l'ESBM dans le but d'apaiser les tensions entre Gneto et ses deux coéquipières. La jeune judokate de 24 ans revient dans le quotidien sur les circonstances de cette agression présumée. « Après cette causerie, j’ai voulu sortir de cette chambre mais Madeleine Malonga m’a demandé de rester. Elle et Margaux Pinot m’ont encore fait des reproches sur le fait que je ne voulais pas leur parler (...) Elles m’ont ensuite insulté, puis Madeleine Malonga m’a giflé devant toutes les filles de l’équipe et on a fini par se battre (...) On a été séparées par deux camarades de club », assure Gneto, ajoutant qu'elle n'avait pas le coeur à participer à la compétition du lendemain, mais qu'elle l'a quand même fait pour ne pas prolonger davantage encore sa longue période sans combattre (huit mois).

Malonga déjà dans une affaire de violences en réunion en 2013...


Contactées par nos confrères, Malonga et Pinot ont avoué qu'elles ont bien insulté leur coéquipière dans cette chambre brestoise, mais elles démentent en revanche tout acte violent envers Gneto. « S’il y avait eu des violences, vu mon gabarit, il y aurait eu des traces », explique Malonga, tandis que Pinot, elle, évoque « une conversation houleuse » qu'elle considère comme « des gamineries ». Surpris que Gneto soit allée jusqu'à porter plainte, le club de Blanc-Mesnil, de son côté, parle d'un simple « crêpage de chignon, comme ça peut arriver dans tout groupe sportif ». Il va néanmoins recevoir toutes les protagonistes afin de faire la lumière sur cette nouvelle histoire de violences présumées.

Le 12 avril 2013, une autre bagarre, cette fois à l'Insep, avait éclaté dans la chambre d'Anne-Fatoumata M'Bairo, licenciée elle à Maison-Alfort et qui avait là aussi porté plainte. Madeleine Malonga (ainsi que Priscilla Gneto, la grande sœur d'Astride Gneto), poursuivie pour violence commise en réunion, était déjà dans le coup. La championne francilienne de 26 ans, sanctionnée de trois mois de suspension de compétition avec sursis, avait été relaxée à l'époque. Pas sûr que ce soit de nouveau le cas cette fois.