Judo - Affaire Pinot : Schmitt contre-attaque

Relaxé, Alain Schmitt contre-attaque. Remis en liberté mercredi par le tribunal de Bobigny après deux jours passés en garde à vue suite aux accusations de violences conjugales formulées par Margaux Pinot, l'entraîneur de judo français de 38 ans a à son tour publié après sa sortie des photos de son visage contusionné (sur le cliché en question, Schmitt a l'œil droit au beurre noir), et "plus marqué que son visage à elle (Margaux Pinot), à en croire l'avocat de Schmitt, qui va plus loin dans les colonnes du journal Libération et maintient que les stigmates sur le visage de Pinot sont le résultat d'une lutte entre deux personnes et pas uniquement de coups portés par son client à sa compagne. « Face à des propos contradictoires, le doute doit profiter à l’accusé. C’est ce que j’ai avancé dans ma plaidoirie. Ainsi, mon client reconnaît que, dans le cadre d’une dispute, le couple s’est cogné aux murs, est tombé au sol, s’est chiffonné… Il dit qu’il s’est simplement défendu. Mais il nie formellement avoir donné des coups, là où sa compagne assure avoir été rouée de coups de poing, la tête frappée au sol (...) Vu la force de Schmitt, s’il lui avait fait un centième de ce qu’elle décrit, elle ne se serait pas relevée. » L'agresseur présumé de la judokate, au domicile de celle-ci dans la nuit de dimanche à lundi, a écopé de quatre jours d'ITT (contre dix pour sa victime présumée).

Schmitt : "C'est insupportable !"





Sorti de son silence pour L'Equipe, l'entraîneur français qui devait prendre l'équipe nationale féminine israélienne en main en ce début de semaine (la Fédération du pays a suspendu tout contact avec l'intéressé depuis) explique de son côté qu'il "n'en (peut) plus de ces calomnies", comme des nombreuses menaces de mort qu'il a reçues sur les réseaux sociaux, notamment depuis qu'il a été relaxé. Et n'espère qu'une chose aujourd'hui : que tout cela s'arrête. "Je n’en peux plus de ces calomnies, j’ai très mal vécu ce temps passé en cellule, ces trois nuits sans pouvoir dormir​. Je pensais qu’une fois que la justice serait rendue, on me laisserait tranquille. Mais ça ne s’arrête pas, sur les médias, les réseaux sociaux. Rien n'est contrôlé. Il y a un procès des réseaux sociaux qui suit le procès judiciaire, c’est insupportable." En ce qui concerne sa relation avec la championne olympique par équipes de Tokyo, Schmitt avoue qu'elle est "très compliquée". "Il n’y avait que deux solutions, comme je l’ai dit pendant l’audience : qu’elle parte du club ou que je m’en aille. J’ai choisi de partir", explique celui qui se dit "en situation d'attente" et souhaite "que que quelqu'un réussira à apaiser les choses."

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